| | | * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau | |
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 | Sujet: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Mar 29 Déc - 0:46 | |
| Il était tard, très tard, beaucoup trop tard pour être à la bibliothèque. Et pourtant j’y étais, un rouleau de parchemin étais posé devant moi sur un pupitre encore flambant neuf. J’allais faire une chose que je n’avais encore jamais faite, écrire une lettre à une fille. Oh non, ne voyais pas trop de romance dans ma démarche s’est surtout qu’elle m’avait tapé dans l’œil plus qu’aucune ne l’avais jamais faite. Malheureusement pour moi elle ne faisait pas partie de ses filles facile qui ne demandais qu’un baisé … Elle, il fallait utiliser de grand moyen, le jeu n’en était que plus divertissant. En bon chasseur j’avais pris le temps de me renseigner sur ma proie, Roxane Kovalevskaya une jeune et charmante élève qui était l’an dernier à la mystérieuse école de Durmstang. Celons les rumeurs elle était du genre fleur bleu, le genre de fille qui aurait du naitre quelques siècles plus tau. Mais je la désirais d’une façon que je ne connaissais pas. Et si il fallait que je joue les poètes, soit. Je relisais donc la lettre que je venais de rédiger pour elle, essayant de me mettre à sa place une seconde. | Citation: | Chère Roxane.
Cette lettre va surement te surprendre, moi-même je suis étonné de l’audace qui me pouce à t’écrire ses quelques lignes. Sauf qu’aujourd’hui, à cette heure je suis fatigué, épuisé d’avoir à terre les cries de mon cœur. Et si je ne suis pas encore prêt à me montrer à toi à visage découvert, je suis tout aussi incapable de continuer à hanter les murs de cette école sans me confier à toi.
Je suppose que tu devines ce que j’essaye de te dire ? Sans même te connaître, sans même t’avoir adressé la parole je ressens pour toi une attraction que je n’avais encore jamais connue. Tu dois me prendre pur un naïf, un homme qui na pas le courage de te voir et d’apprendre à te connaître. Mais si dans ma vie je me suis parfois illustré en prenant des risques, je suis aujourd’hui incapable d’en faire autant.
J’espère ne pas t’avoir dérangé. Avec tout mon affection.
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Je poussais un profond soupir, allez arriver, ce qu’il allait arriver. Je pris le hibou grand duc qui me regardait de ses grands yeux jaunes et partie de la bibliothèque quelques secondes plus tard. La jeune femme allait surement avoir la lettre à son réveil … il fallait savoir attendre. |
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Mer 30 Déc - 1:24 | |
| Cher anonyme,
J’aimais, habituellement, recevoir du courrier. C’était toujours agréable d’avoir des nouvelles de ses proches quand ils étaient loin. Je recevais toutes sortes de lettres. Des marrantes, des tristes, parfois nostalgiques, quand elles évoquaient les vieux souvenirs. Mais de mémoire, je n’avais jamais reçu de lettre de ce genre là. Autant dire qu’au réveil ça fait un tant soit peu bizarre, surtout que sur le coup j’ai cru que je rêvais. Mais j’avais beau lire et relire ces mots couchés sur le parchemin, le papier ne me cramait pas entre les doigts, ou encore, ne me disparaissait pas sous les yeux. Cela ne voulait pas dire que j’y croyais. Car j’ai même été jusqu’à me pincer pour m’assurer que ce n’était pas un rêve. Ou un cauchemar, c’est selon. Mais je ne me retrouvai pas téléportée à je ne sais quel endroit incongru, ainsi j’en déduisais que je n’étais pas en train de rêver. Mais comprends ma réaction, toi qui écrits ces mots. Tu tombes doucement des bras de Morphée, et dans un état semi-comateux, tu entends quelques coups ténus frappés à la fenêtre de ma chambre. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’y ai vu un hibou, avec une lettre à la patte, attendant patiemment de me livrer la missive. Missive dont je me suis emparée en grelottant, car les frimas de décembre n’est pas non plus sans incidence. Vas savoir pourquoi j’ai froid ici, en Angleterre, et non pas en Russie toi. Franchement, on se demande s’il y a une logique. Des fois, il y en a pas, tout simplement.
J’ai observé longtemps le rouleau de parchemin ainsi arrangé. Je me suis demandée qui pouvait bien m’envoyer du courrier à une heure aussi matinale, mais d’un côté, si je ne me décidai pas à en révéler le contenu, toutes mes interrogations resteraient sans réponse. Après un bref moment d’hésitation, j’ai déroulé le parchemin, découvrant une écriture visiblement masculine. J’ai parcouru la lettre, et tout à coup, j’ai commencé à flipper. J’ai flippé à cause de la connotation que cela avait. Rassure toi, je n’y ai aucunement vu d’allusions perverses ou que sais-je encore, et qui n’auraient que fait de me faire prendre mes jambes à mon cou. Tout ce que j’ai pu voir en réalité, n’est qu’une vaste supercherie, destinée à me faire perdre mon temps. Je me suis demandée ainsi qui étais-tu pour me parler d’audace. Tu sais, je ne mange pas. Ainsi tu pouvais te sentir libre de venir me parler si tu en avais envie. Mais peut-être qu’en étant en face de moi tu ne m’aurais pas dit tout ça. Ce qui ne fait que de corroborer l’hypothèse de la supercherie. Tous ces mots, tout me semblait faux. Après, peut-être qu’effectivement je pousse un peu trop sur la paranoïa, mais depuis le commencement de mon existence j’ai toujours eu toutes les raisons du monde de me méfier. Parce qu’on m’a appris. L’adversité a fait que j’ai fini par me faire les armes.
Ce fut la première réaction que j’eus. Mais après relecture, à tête reposée, je me suis dit que j’avais tort de m’en faire pour si peu. Et j’y ai même décelé une once de flatterie. N’importe quelle demoiselle en réalité aurait été flattée de recevoir ces mots qui m’étaient destinés. Fait inhabituel. Je n’ai jamais eu pour habitude de taper dans l’œil de la gente masculine, et recevoir de tels propos n’a apporté en moi qu’une vague gêne, doublée de la réaction stupide d’en rire. Un réflexe à la con comme ça m’arrive souvent. Une réaction parfois injustifiée qui mène parfois à l’incident diplomatique. Mais quelle que soit ma réputation, sache qu’il ne faut pas s’y fier. Ne t’a-t-on jamais appris à voir au-delà des apparences? Sache que je ne suis pas la personne la plus facile à déchiffrer. Mon âme comprend des méandres inquiétants et impénétrables. Jamais personne n’a réussi à violer le sanctuaire de mes souvenirs, et jamais personne n’a su non plus ce que j’étais réellement. Personne ne le sait, en même temps. Je suis folle? Peut-être. Tout le monde l’est à sa manière. Mais avant d’avancer quoi que ce soit sur ma personne, apprends à regarder au-delà du miroir. Parfois, ça aide. On apprend des choses que l’on aurait même pas soupçonnées.
Crois-tu pourquoi j’en suis venue aux conclusions que c’était du faux? Parce qu’à moi on ne peut rien cacher. On peut dire que j’ai du flair pour ce genre de choses. Je sais déceler le mensonge. Même si je ne sais pas toujours déceler la réalité. Et que même parfois je me trompe. Mais l’erreur est humaine, et personne n’y échappe. Personne. Alors tu veux te confier, soit. Je suis prête à t’écouter. Mais par pitié, oublie la sérénade sous le clair de lune. J’aime pas la mandoline de toute façon. Sois tout simplement toi-même, sans fard et artifices. J’aime la simplicité. J’aime les gens véritables. Alors montre-toi sous ton vrai visage. Peut-être consentirai-je à vouloir te connaître. En attendant, prends soin de toi et de tout le reste. Tu sais à quel point on se rend compte de ce qu’on avait lorsqu’on l’a perdu. Puisque je suis condamnée à espérer le retour de mon courrier, je me noierai à nouveau dans mes rêves, en espérant peut-être trouver la réponse à la grande question de l’histoire: Qui? Mais n’oublie pas, cher anonyme. Va au-delà du miroir. Défais toi des apparences. Le jeu est tellement plus passionnant lorsqu’on est à armes égales. Tu as l’avantage de connaître mon identité et de conserver à mes yeux ton anonymat. C’est un peu comme le combat entre David et Goliath. Mais tu sais comment l’histoire a fini. Bien à toi,
Roxane.
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Mer 30 Déc - 12:38 | |
| Chère Roxane
C’est tôt cette journée que j’ai reçu ta réponse, le hibou me l’ayant projeté droit sur mon bol de céréale, je n’aurais sans doute pas pus la lire sans l’adresse et la célérité de l’un de mes amis. Je me sentais comme un gosse le soir de noël quand mes doigts on effleurait le rouleau. J’avais en même temps envi de savoir et de resté dans la douce protection de l’ignorance. L’excitation rendait mes gestes maladroits et ce n’est que lors de ma première heure de cour que je pus lire ta missive.
La lecture de ta réponse ma profondément troublé, je ne te savais pas l’esprit secoué par tant de spectre. Il est vrai qu’il faut souvent aller au-delà des apparences, je suppose que cela me servira de leçon. Nous apprenons de nos erreurs. Avec malaise j’ai découvert que tu mettais ma foi et mes motivations en doute et je pense être tout en fais en mesure de te comprendre.
Je te demande une faveur, je sais que tu ne me dois rien mais, je te demande le bénéfice du doute. En contre partis je te jure de ne jamais te mentir, ni me joué de toi. Bien sur, il est possible que tu ne saches jamais si j’ai étais vraiment honnête, mais ça seul le temps te l’apprendra.
Tout d’abord je voudrais m’excuser pour ma précédente lettre, comme tu l’as vite compris, j’ai essayé de me faire passer pour quelqu’un que je n’étais pas dans le seul but de te toucher plus facilement. Tu me demande de me montrer à visage découvert ? Soit, après tout l’anonymat me protège suffisamment et je te dois au moins ça.
Mais avant de faire plus amples connaissance je voudrais éclairer ce que je considère comme la dernière partie d’ombre. Vois tu, je suis se genre de garçon qui n’est pas moche et qui aborde les filles sans trop de complexe ou de doute. Mais parfois il y à des trésors que l’Homme veux plus que d’autre et il doit faire preuve de beaucoup de prudence s’y il veut s’en emparer. Je ne pousserais pas la comparaison jusqu’à dire que je te désire comme un objet, mais tu vois l’idée. Je ne peux pas te dire que je suis amoureux, ce mot n’est pour moi qu’un mot comme un autre. Durant ma courte existence je n’ai jamais connus ce sentiment et j’ai peur qu’il ne s’agisse que d’une fable pour faire espérer un peut plus l’Homme.
En effet David à vaincus Goliath mais l’histoire aurait pus être tellement être tellement différente si le géant avait tendus la main à l’enfant.
Amicalement.
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Jeu 31 Déc - 18:13 | |
| Cher anonyme.
Je ressens ton enthousiasme à travers tes mots. Et je ne peux m’en voir que flattée de constater que j’étais attendue comme le messie. Mais je dois reconnaître que dans ma précédente lettre, je me suis laissée aller à mon impulsivité. Puisses-tu me pardonner, après avoir repensé à ce que j’avais écrit, je n’ai pu empêcher de m’en vouloir d’avoir été parfois aussi dure. Mais je ne retire pas ce que j’ai dit à propos des apparences. Car c’est vrai. C’est peut-être même la seule vérité dans ce monde de fous. Le temps m’a manqué pour reprendre la plume, d’où ma réponse un peu tardive, j’espère que je ne t’ai pas trop fait attendre. Après, c’est pas comme si j’avais un emploi du temps de ministre non plus. Parce que je suis loin de me noyer dans les devoirs, n’allant déjà pas en cours à la base. D’ailleurs je compte refaire surface un jour prochain, il faudrait que je me renseigne sur les devoirs à faire histoire de ne pas trop être larguée, comme à mon habitude lorsque je reviens après une longue absence. Mais le fait est que l’envie d’aller en cours n’y était pas, alors la motivation qui allait avec s’est vite fait la malle. Je n’ai eu la foi que pour travailler mon piano, esquisser quelques pas de danse et préparer des affiches pour la prochaine manifestation. D’ailleurs tu as du voir certains de mes frères d’armes distribuer des tracts dans les couloirs, hier et aujourd’hui. Dis toi que c’est pour la bonne cause.
Figure toi que j’ai du Tchaïkovski dans la tête à mesure que j’écris ces mots. Le lac du cygne. L’une des plus connues. Mais il y en a d’autres de lui qui sont très belle. Je te conseille de les écouter si tu en as l’occasion. A part Tchaïkovski, je joue pas mal du Pachelbel. Ah, le Canon de Pachelbel. Cette musique est vraiment splendide, mais compliquée à jouer. J’y ai peut-être mis deux ans avant de savoir le jouer correctement, sans anicroche. Mine de rien, un tel apprentissage prend du temps. Mais passons. Je ne comprends pas pourquoi les gens s’obstinent à dire qu’ils sont impatients comme des gosses un matin de noël alors que je n’ai jamais aimé cette fête. Je me disais que c’était la fin d’une année pour en commencer une autre, peut-être pire que celle qu’on vient de passer. Noël n’est que le déclencheur du compte à rebours, et après le temps file. Avant qu’on ait eu d’expirer, la nouvelle année était là, avec son même lot de surprises. Mais l’année prochaine ne pourrait pas être pire que l’année 2009 a pu l’être pour moi. Si seulement ça pouvait être un souvenir. Un souvenir qu’on perd et qui s’efface. Mais non, au contraire, ça me fait mal, ça me marque la chair comme au fer rouge. Ca me poursuit comme un mauvais sort. Tout ça pour dire que je n’aimais pas Noël. Là où tout le monde est à fond dans l’esprit de la fête, moi je me sens à part, comme exilée dans un monde qui n’est pas le mien. Je regarde le temps défiler ave crainte, en même temps que virevoltent les flocons de neige tombant des gros nuages gris et cotonneux, recouvrant la surface de la terre d’un manteau immaculé. Le blanc. Symbole de pureté, couleur de la Monarchie. Si seulement.
Tu vois, tu as fini par comprendre, ne serait-ce qu’un peu. Le passé fait partie intégrante de mon existence et pourtant Dieu sait à quel point j’aurais bien voulu que ça s’efface. On repart de zéro, et on recommence. Si seulement dans la vie tout était aussi simple, si seulement on pouvait prendre une gomme géante et effacer toutes nos erreurs, pour sûr que je l’aurais fait depuis longtemps. Mais je me rends compte que non, je ne pouvais pas, j’étais condamnée à vivre avec, stigmatisée par mes fautes. Je n’avais plus qu’à prier, pour m’absoudre de mes péchés. En des temps reculés, j’aurais mérité le bûcher. Et j’aurais voulu brûler sur le champ plutôt que de brûler à petit feu, le supplice aurait été moins éprouvant, moins pénible. Je n’ai pu trouver le repos qu’après minuit passées, où Morphée consentit enfin à m’accueillir. J’ai le sommeil agité ces derniers temps. Mais étant insomniaque de nature, cela n’était guère étonnant. En voyant la salle commune de Durmstrang se vider peu à peu, je savais que je ne trouverais pas le sommeil aussi rapidement qu’eux. Les longues veillées, je ne connaissais que trop bien. Surtout celles baignées par l’angoisse. Alors, j’ai pris la plume. J’ai écrit, vu que tu m’attendais. Je trouvais le moment tout à fait approprié pour faire un semblant de confession. Je ne sais pas ce qui me pousse à écrire ces mots si pleins de douleurs, surtout à un inconnu. C’est déraisonnable me dirais-tu, parce que n’importe qui peut se dissimuler derrière le masque en point d’interrogation. Mais je n’ai jamais été réputée pour être raisonnable. Je l’ai regretté de trop nombreuses fois, d’ailleurs. Ca aurait pu servir de leçon, mais je n’ai jamais été capable d’apprendre de mes erreurs. Tant et si bien que la même histoire, inlassablement se répète. Les mêmes causes entraînent les mêmes effets, les mêmes effets entraînent les mêmes conséquences. J’avais l’impression que ma vie n’était qu’une répétition sans fin, un cercle vicieux, mais je ne changeais pas les choses pour autant. Mais pour le peu que je sache, j’en avais pourtant le pouvoir. Alors qui sait si quelque part je n’étais pas un brin masochiste?
Je resserre la couverture autour de moi alors que le froid commençait à se faire plus fort, et pourtant, le feu crépitait encore dans l’âtre. Ce n’était pas là où j’étais qu’il faisait froid, et pourtant c’était une température tout à fait correcte. Non, c’était en moi que c’était glacial. Je ne parvenais pas à me réchauffer pour autant. Peut-être était-ce dû aux impressions bizarres que j’avais, au fait que je n’arrivais pas à te déchiffrer. J’arrive en règle générale à me faire une idée sur les gens, à ne pas me laisser tromper par les apparences. Il paraît que quand je regarde une personne, celle-ci se sent scrutée au fin fond de son âme et se sent obligée de baisser les yeux pour tenter de cacher ses biens trop sombres secrets. Mais je suppose que comme dans toute règle à caractère général, il y avait des exceptions. Et qu’au cas par cas, actuellement, tu en étais une autre. Alors quant au fait de me demander telle faveur, cela est sujet à réflexion. Mais l’envie de te connaître, de t’enlever le masque est trop forte, ainsi je pourrais fort bien ne pas résister à la tentation cette fois. J’ai réussi à être stoïque, à réfréner mes envies, mes désirs. C’est pas facile tous les jours tu sais, la tentation étant omniprésente, mais je m’en suis bien sortie, je trouve. Mais une fois encore, je me sentirais incapable d’y résister. Tes mots savent me troubler, et je me sens faible. C’est un aveu qui me coûte beaucoup, pour peu qu’on s’en serve contre moi, mais vois-y là la preuve de ma bonne foi. Par la même occasion, que j’accepte ton offre. Peu importe où ça me mènera.
Même si je dois aller brûler en enfer à tout jamais de ne pas avoir résisté à la tentation. Qui que tu sois, cher anonyme, je suis loin d’être un ange. J’ai déjà quelques plumes noires et quelques stigmates qui ont entaché mon innocence. J’ai aussi essayé de t’imaginer. Mais je tiens à te dire que tu tiens plus du démon que de l’ange. Ou un savant mélange des deux, qui dans tous les cas soulèvent mon intérêt. Qui est tu? Qu’essaies-tu de me montrer? Tu m’intrigues, inconnu, et plus que de raison. Je serais prête à me pendre à tes lèvres pour obtenir ne serait-ce qu’une réponse à mes trop nombreuses questions. Mais n’allons pas trop vite en besogne, comme toute femme je sais me faire désirer. D’ailleurs, pour faire preuve d’autant de flatterie, tu dois savoir parler aux gens. C’est une qualité essentielle, tu sais? Moi, je sais que j’ai été oubliée au moment de la distribution. Tant pis. A chacun son truc comme dirait l’autre. Mais tu sais à combien l’humain peut désirer ce qu’il ne peut pas avoir, et que ça fait mal. A trop rêver, moi aussi j’ai fini par me brûler les ailes, à trop rêver j’ai aussi été brisée et mise en mille morceaux par une réalité bien trop cruelle. Mais le rêve est une bonne échappatoire et le désir n’est qu’une de ses composantes. Il faut savoir garder la tête sur les épaules, anonymes. Je suis passée par là. Je ne peux que te prier de ne pas faire la même erreur que moi. Ou alors, comprends par là qu’être patient, ça aide. C’est une vertu même, paraît-il. Puisse-tu en faire bon usage, tu sauras être récompensé quand le temps sera venu.
Laisse le temps faire les choses. Forcer le destin ne servira à rien. Tes efforts ne seront pas faits en vain. Deuxième moralité de l’histoire. Quant à savoir l’issue de l’histoire entre David et Goliath. Certes. Mais c’est comme toute histoire je suppose. Il y a des millions de possibilités différentes, et plusieurs issues possibles. On ne peut pas vraiment savoir comment cela a fini avant d’avoir essayé. Avec des si, on peut réécrire l’Histoire.
Roxane.
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Ven 1 Jan - 13:13 | |
| Chère Roxane. Ma vie me semble tellement simple, tellement facile à côté de l’existence que tu me décris. Je ne pense pas être en mesure de me plaindrai dans une de mes lettres, enfin si je me plaindrai surement mais de chose si anodine qu’elles te donneront surement le sourire. Vois-tu j’ai toujours eu dans ma vie une chance incroyable, la nature ma donné des facilité exceptionnelle pour assimiler les courts et je n’ais jamais eu à souffrir du froid ou de la faim. Je fais partis de l’une de ses vielles familles de sorcier, conservatrice jusqu’au bout des ongles qui ne crois qu’en la supériorité d’un sang pur et ne comportant pas une parcelle de sang moldus. J’ais peur d’être le méchant petit canard de la famille en ce qui concerne la valeur du sang, vois tu j’ais une sœur jumelle qui partage tout à fais ce point de vue. Personnellement il suffit de lire la presse pour constater que nombre de sorcier née moldus s’illustre par d’incroyable trouvaille. Je ne savais pas que tu étais pianiste ! Je n’ai malheureusement aucun dont artistique. J’aurais pourtant adoré joué d’un instrument de musique, créer des accords qui une fois assemblée donne naissance à une mélodie me donne l’impression que tout ce qu’on apprend dans cet école n’est pas de la « vrais »magie. Malheureusement ma culture en termes de musique est assez restreinte, surtout en ce qui concerne les musiques assez restantes. Ainsi si je connais Tchaïkovski et son œuvre je suis vraiment à la ramasse quand mes camarades de classe me parle de musique plus contemporaines. Autant te dire que je me sens très bête avec mes vielles chansons des Beatles. Mais bon pour moi les il s’agit de musiques indémodable qui s’adapte à chaque période de l’année. Hélas mes colocataire de chambre trouve en ce genre de musique un chois de moquerie. Je me contente donc d’écouter ses musiques seuls. Je fais partis de ses gens qui aiment ce démerdé tout seul en quelques sortes. Mon passé a moi n’à rien de palpitant, mais je suis près à te faire partager les passages les plus palpitant de mon existence. A quatre ans j’ai faillis mourir en avalant ma dent de lait, ça à tellement traumatisé ma mère qu’elle s’est résolue à toute me les arrachées avant de les faire pousser par magie. Un vrai cauchemar ! A 10 ans ce fus ma première expérience sur un balais, d’entré mes parents comprirent que je n’avais pas l’étoffe d’un grand joueur de Quiditch. Et bizarrement quand ce même balais et tombé sur la tête de mon prof de vol je me suis dis que finalement l’investissement en valais la peine. A 13 ans j’eu mon premier « véritable » baiser, elle s’appelait Stacy et avait 3 ans de plus que moi. En échange de deux galions elle acceptait de roulé des patins à tout le monde et j’avoue que j’étais tellement curieux de découvrir ce que sa faisait que j’ai accepté de vidé mon porte feuille ! Heureusement pour moi les traces disgracieuse de l’adolescence son partis cette même année et je n’ai jamais eu a payé de nouveau pour recevoir ce genre de marque d’affection. A 15 ans ce fus ma première expérience sexuelle et ce coup si je te jure que je n’ai même pas payé pour avoir ma première fois ! J’ai un peut honte d’avouer qu’une fille ma fais boire plus que de raison pour profiter de mon excès de bon humeur. Remarque ça ma servis de leçon et rare son les gents qui arrive à m’avoir à ce petit jeux. Voilà quelques anecdotes que je juge sans importance mais qui t’aiderons peut être à compléter le puzzle que tu te fais de moi ? La patience n’est pas une de mes vertus phare, mais comme je te l’ai dis certaine chose vaut le coup qu’on attende, et je pense que cela en fais partie. XXXX |
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Ven 1 Jan - 22:39 | |
| Cher anonyme.
Il y a des choses inexcusables, tout comme il y a des choses dont nous ne pouvons nous excuser. Tu as eu la vie facile? Soit, je ne t’en blâmerai pas pour autant. Chacun est né ou non sous une bonne étoile. A croire que dès le départ, j’ai été victime de je ne sais quelle malédiction dont les effets tendent à s’empirer, tout en s’estompant par moment, faisant croire que j’ai peut-être des chances de m’en débarrasser un jour alors que non, tout me revient en pleine tête tel un putain de boomerang. A croire que le destin aime se jouer de ses victimes. Mais je ne suis peut-être pas si malheureuse que ça en finale. Je suis juste un peu…Dépassée par les évènements? Si tu as des facilités pour les cours, tant mieux pour toi. Je dois aussi en avoir vu que j’ai toujours des notes plus qu’acceptables en étant aux abonnées absentes en classe. Même si j’étudie un minimum à côté pour rattraper les cours que j’ai manqués, même si étudier à la base n’est pas spécialement mon trip. En fait, je déteste les cours, c’est pour ça que j’y vais si peu souvent. Je trouve que c’est une perte de temps considérable. Mais mon désamour pour les institutions scolaires ne datent pas seulement d’hier. Ca a toujours été comme ça. Tu viens d’une famille de sorciers conservateurs? Bienvenue au club. Il en va de même pour moi. Nous descendons de la noblesse russe. Certains de mes ancêtres étaient même à la cour du tsar, du temps qu’il existe encore. Mais pas dans la famille royale. Faut pas déconner non plus. Mais nous avons le sang pur et archi pur. J’ai eu une éducation stricte, tout du moins avant que j’aille vivre chez ma tutrice. Avec la valeur du sang et tout ce qui l’accompagne. Et comme chez nous, on ne fait pas les choses à moitié, mes parents sont de fervents catholiques pratiquants. Tout du moins orthodoxes. Parce qu’en Russie, il y a surtout des chrétiens orthodoxes. Très à cheval sur nos principes en plus de cela.
Figure toi que moi aussi je n’aime pas beaucoup les trucs récents. Je crois que je me suis trompée d’époque. J’aime le vieux rock, les vielles chansons. Pour le rock, je me suis arrêtée aux Beatles je crois, comme toi. En fait c’est mon groupe préféré. Mais si tu trouves que les Beatles c’est déjà bien vieux, que devrais-je dire moi, j’écoute des trucs encore plus vieux. Voire du blues, ou même du jazz. J’aime beaucoup la musique des années 40-50, ou même avant, d’après guerre. Tout, sauf la modernité. Quand j’évoque Billie Holiday à un de mes camarades, je n’ai qu’un haussement de sourcils en retour. Par contre, pour fredonner la dernière chanson idiote qui passe à la radio -faux en plus de ça, un vrai supplice pour les oreilles- ça se pose là. J’ai boycotté la radio depuis bien longtemps d’ailleurs, dès lors qu’ils n’ont plus rien passé de potable. Alors peut-être que je fais pitié avec mes trucs du passé, mais au moins je suis fière de ma différence. Comme je suis fière d’être russe, tout comme je suis fière d’être chrétienne. J’en suis tellement fière que je ne m’en cache pas. Il m’arrive d’entonner dans un couloir bondé Revolution ou encore Help!. J’écoute ça à longueur de journée, que veux-tu. Et si les gens grimacent, on les emmerde, anonyme. On ne va pas cesser d’être nous-mêmes juste parce que ça ne plaît pas à quelques cons triés sur le volet et qui ne comprennent rien à la vie. Je milite aussi parce que je tiens à défendre mes idées, à faire valoir mes convictions. C’est en se bougeant qu’on arrivera à faire de ce monde pourri un monde meilleur. C’est pas en se cachant qu’on fera quelque chose. Alors affirme toi. Que ce soit pour tes goûts et tes convictions. Ne laisse pas les gens faire de toi ce que tu n’es pas! Jamais! Ca ne tient qu’à toi d’exister aux yeux du monde. Détruis les apparences et les préjugés à ton propos. Ce n’est rien comparé à ce que tu es vraiment.
J’avoue que tu as réussi à me faire rire avec des anecdotes. Mais je suis désolée de te décevoir mais ma vie ne regorge pas d’anecdotes de ce genre, cependant je vais essayer d’en trouver. Ca me rappellera de bons souvenirs. Alors, quant à moi, j’ai fait partie de l’équipe de Quidditch de Durmstrang avant d’en démissionner au début de l’année. Je préférais largement me consacrer à mes gammes et à mes cours de danse. D’ailleurs, ça peut paraître futile dit comme ça, ou rêve d’une petite fille de huit ans, mais je souhaite être danseuse étoile. Je l’ai dit quand j’avais quatre ans. Je l’ai réaffirmé quand j’avais huit ans. A seize ans je nourrissais toujours la même ambition, et pas plus tard qu’il y a cinq minutes également. Ce qui était au départ une passion est devenue une véritable ligne de conduite, le but ultime. Et j’ai juré que j’y parviendrai. Même si je sais que y’a de grandes chances pour que mes rêves soient ruinés par ma scolarité dans ces fichues écoles de magie. Je n’ai pas eu l’occasion de passer les premières auditions pour pouvoir intégrer l’école de ballet de Saint-Pétersbourg. Il faut y entrer jeune, genre à dix/onze ans, mais non, mes parents n’ont jamais voulu. Ils ont exigé que j’aille à l’école de magie. C’est étrange comment des gens qui ont coupé tout contact avec moi deux ans auparavant pouvaient encore me dicter ma conduite. Ca m’a toujours sciée, mais malheureusement je pense que je ne peux pas faire grand-chose à part subir. Mais cette quête du passé devra très vite s’abréger, car quelqu’un arrive. Je suis dans l’illégal, j’ai largement outrepassé le couvre feu, et si je me fais capter, je suis mal quoi. Alors je vais me grouiller d’aller faire un saut à la volière et de poster mon courrier, avant de retourner en territoire neutre. J’aime prendre des risques, mais je ne tiens pas à expliquer pourquoi je suis hors de mon dortoir, sur le balcon de la tour d’astronomie, pieds dans le vide, pour écrire ma lettre. Alors à bientôt.
Roxane.
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Sam 2 Jan - 0:44 | |
| Chère Roxane.
Je t’écris cette lettre tout en écoutant jacasser une fille ce ventant qu’elle à fais cocu son petit copain qu’elle dit pourtant aimer. Je considère l’amour comme un sentiment très intense et de terriblement simple, et je trouve que l’Homme pervertis énormément ce sentiment. Après tout si elle aime vraiment cet homme, apprécie-t-elle tellement souffrir qu’elle le trahit ? Pire encore pourquoi fait-elle quelque chose qui le ferait souffrir lui ?
J’avoue être quelqu’un d’assez volage qui à sus profité des nombreux délices que lui proposé la vie, notamment en ce qui concerne le sexe opposé. Je ne suis pas sortie avec beaucoup de fille, je suis de ceux qui collectionnent les histoires sans lendemain mais je ne me suis jamais moqué d’une fille au point d’être infidèle. S’est une chose que j’ai beaucoup de mal à comprendre.
Aujourd’hui la salle commune de beau bâton est vraiment sujet à commérage, les célèbres débats de « qui couche avec qui » commence à sérieusement me casser les oreilles, après tout sa les regardes de savoir ce genre de chose ? J’ai l’impression de ne pas toujours être à ma place dans cet environnement, il est marrant de constater à quel point je peux me sentir incroyablement vieux et quelques secondes plus tard vraiment gamin. J’aimerai beaucoup que Peter Pan entre par la fenêtre et me prose d’entrer dans son monde où on ne grandis pas. J’aimerais garder cette innocence aux allures si protectrices encore un petit moment. On grandit trop vite et je ne m’imagine pas dans quelques années marié dans une maison avec un elfe de maison qui me donnerait du monsieur. Malgré ce que les gens ont l’air de pensé de moi, j’aime les choses simple et authentique. Je ne sais pas moi-même pourquoi je me donne des aspects de fils à papa. Mais comme la très judicieusement fais remarquer Oscar Wild, « C'est lorsqu'il parle en son nom que l'homme est le moins lui même. Donnez-lui un masque, et il vous dira la vérité. »
Mais j’en reviens à tous ses commérages dans ma salle commune, pour écrire la suite de cette lettre je me suis donc exilé dans un coin de l’école histoire d’être tranquille. Connais-tu la salle sur demande ? S’est un endroit fascinant ou l’école elle-même semble te donner ce que tu recherche. Au grès de tes envie elle créer un lieu, son potentiel ne semble pas avoir de limite. S’est là bas que je me suis retiré pour t’écrire ses lignes, la pièce m’avait même fournis un tourne disque ou tourne alors que je t’écris « Lest call the whole things off » d’Ella Fitsgérald.
Je t’ais aperçus aujourd’hui alors que tu sortais de la salle de potion, tu n’imagines pas l’envie que j’ai eu d’allez ver toi afin d’entamé des présentations plus officielle. Mais je trouve plus facile de te parler par lettre, s’est la première fois que je me dévoile au tant à une personne et seul ma sœur jumelle est au courent des détails dont je t’ais fais par. Malgré tout, il faudra bien un jour qu’on ce parle fasse à fasse, j’ai alors imaginé une sorte de jeux de piste. J’espère que tu es aussi joueuse que moi.
Le but est simple, tu dois trouver qui je suis à l’aide des indices que je te glisse dans mes courriers. Tu as déjà dus remarquer à quel point je me suis plus dévoilé a toi aujourd’hui, un exercice assez étrange, comme si à travers mes propres mots j’apprenais moi-même à mieux me connaître.
Bien à toi. |
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Sam 2 Jan - 17:18 | |
| Cher anonyme.
Je te rejoins sur ce point, certains sont des tordus. Et j’avoue que certaines choses m’échappent également. Comme toi je ne comprends pas ce genre de personnes qui se vantent de quelque chose qui n’est en soi pas très louable. Je ne les condamne pas, n’étant pas en droit de trouver quelque chose à redire quant à leur conduite, n’étant moi-même pas parfaite et chacun faisant ce qu’il veut de sa vie, mais j’ai moi aussi des valeurs qui me tiennent à cœur et la fidélité en fait partie. Je ne conçois pas une relation saine sans un minimum de confiance dans le couple. A mon sens, c’est primordial. Je ne me vois pas en train de vivre dans l’angoisse d’un possible adultère. Après, quand on aime quelqu’un, c’est entièrement, totalement, inconditionnellement. Un sentiment d’amour exclusif qui n’admet pas de tiers, juste soi même et la personne aimée. Quand tu dis que l’amour est un sentiment simple, je ne suis pas d’accord, c’est un sentiment on ne peut plus complexe. S’occuper de ses propres désirs n’étant déjà pas simple, nul ne peut se targuer de savoir avec exactitude ce qu’il veut, mais ajoutons à cela les désirs de l’autres et tout se complique. Il suffit maintenant de satisfaire les intérêts communs, et ne pas créer de déséquilibre qui pourrait mettre à l’eau toute relation. L’amour, c’est un combat de tous les instants, quelque chose qu’on ne ressent véritablement qu’une seule fois dans sa vie, et qui ne meurt jamais, même si l’âge finit par s’en mêler. L’amour est complexe parce qu’il peut prendre des formes diverses et variées, et avoir une intensité variable. Mais l’amour s’accompagne automatiquement d’un puissant désir physique. Pour moi il ne peut pas exister de désir sans amour, ou d’amour sans désir. L’un s’agrémente de l’autre, et si un élément est manquant, ça ne peut exister décemment. D’ailleurs combien de couples ont pu se défaire à cause d’un non désir manifeste, qui crée l’ennui? Beaucoup plus qu’on ne peut le penser. Mais l’amour peut rendre l’humanité bien meilleure qu’elle ne l’est, mais aussi la détruire avec pertes et fracas. Quant à ma vie amoureuse, elle n’est pas très passionnante, je préfère même éviter d’en parler. Je suis une éternelle célibataire et une éternelle amoureuse aussi. J’ai la fâcheuse propension à m’amouracher du premier venu, un vrai cœur d’artichaut. Tant et si bien que je ne trouve jamais de chaussure à mon pied, et il faut l’avouer, certains mal intentionnés en profitent, ce que je déplore. Mais j’ai promis de ne plus souffrir, de ne plus rien à attendre de l’amour, et même si je crois dur comme fer que mon prince existe quelque part je ne remue pas ciel et terre pour le trouver, j’attends que les choses viennent. Je passe mon temps à attendre, et parfois même j’attends trop. Je loupe un train, je me dis que j’attendrai le prochain. Et quand le train est arrivé, je me dis que j’y monte, mais pas encore cette fois, alors j’attends de nouveau. C’est ainsi depuis toujours, ma vie est jalonnée d’occasions manquées. Ceci dit…Je suis le genre de fille plutôt inexpérimentée, qui se dit encore que tous les mecs sont des cons. J’ai trop souvent été déçue. En même temps je suis blasée un peu pour tout. Le seul garçon qui a su sortir du lot, c’était mon premier amour, un amour d’adolescente, j’avais quatorze ans à l’époque, et l’envie de conquérir le monde. Autant dire que maintenant j’ai plus envie de conquérir le monde, je suis fatiguée de cette vie, à dire vrai. Je me contente de me laisser vivre, et advienne que pourra.
Oh combien je peux comprendre cette impression de vivre en décalage par rapport aux autres, ça m’arrive tous les jours. Je les vois vivre, et pourtant je ne prends pas part aux conversations, je ne joue pas à leurs jeux, je ne participe pas à leurs activités. J’ai l’impression qu’un mur invisible me sépare du reste du monde, je suis à côté de mes pompes, je suis en permanence entourée mais je me sens seule. J’écoute les rumeurs des conversations sans vraiment m’en préoccuper outre mesure, j’aime savoir mais je ne suis pas une addict aux ragots, j’ai mieux à faire. Je laisse trainer mes yeux et mes oreilles un peu partout, paraît d’après mon frère que je pourrais faire une bonne espionne. D’ailleurs quand j’étais petite, mon jeu préféré consistait à écouter aux portes, mais maintes fois je me suis fait réprimander par une famille visiblement trop près de ses secrets. Il m’arrive encore d’écouter aux portes, mais dans une moindre mesure, je ne suis pas animée d’une curiosité trop maladive, c’est juste machinal en fait. Je suis incorrigible sur certains points. Irrécupérable diront d’autres. La salle sur Demande? Comme celle qu’il y avait à Poudlard? Il y en a une aussi ici? Moi qui a cherché partout après un piano, si franchement y’avait un tel endroit, ça serait le pied. Mais je ne l’ai pas encore trouvé, comme tu peux t’en douter en lisant ces quelques lignes. J’ai juste fait un saut dans le passé à cause d’une salle mystérieuse. Dans les États-Unis des années 20-30 si tu veux vraiment tout savoir. Mais la Russie au temps du Tsar Nicolas 2 m’aurait bien plu aussi, j’aurais trop aimé assister à un des bals qu’il donnait au palais. Mais ça doit être un chouette endroit si c’est la même chose qu’il y avait à Poudlard.
Et si tu as eu la chance de me voir sortir du cours de potions, j’étais dans un de mes moments « on se reprend en mains et on y va ». C’était assez exceptionnel d’ailleurs, mais mine de rien ressentir le bonheur de quitter une salle de classe à la chaleur moite et suffocante aux odeurs bizarres me manquait. J’ai pu y voir mes copines, au moins. Et je suppose que si tu m’as vu, t’as dû voir aussi mon jumeau, c’était lui le grand blond à l’air perdu. Ah, mon frère, je pourrais t’en écrire un roman dessus, à quel point je peux adorer cet homme, mais je pense que t’as mieux à faire que de lire les idioties d’une gamine de dix neuf ans en adoration complète devant son frère jumeau. Tu vois, je suis joueuse, la preuve est que je viens de prendre un risque en t’en parlant alors que c’est un sujet sensible. Je prends des risques, certes, mais dans une certaine limite. C’est quand je me suis brûlée les ailes que je consens enfin à reculer. Si je dois te déchiffrer à travers les indices que tu me donnes, soit, je déchiffrerai. Mais sache par avance que je n’aime pas spécialement les devinettes, je me prends déjà trop la tête d’ordinaire. Mais après lecture, je sais désormais que t’es un français. Ce qui ne me surprend guère au fond, qui d’autre aurait le goût des beaux mots et de l’écriture? C’est pas pour rien que Racine et Voltaire sont des écrivains français…Quoique dans les autres pays la littérature sait être belle aussi. La preuve, j’aime de temps à autre lire du Shakespeare ou du Dickens, ou quand la littérature brittanique me gave trop, je reviens aux bons vieux classiques russes, comme Lolita de Nabokov, le premier amour de Tourgueniev, ou même le fameux Anna Kératine de Tolstoï. J’aime lire. C’est d’ailleurs les seules fois où on me verra à la bibliothèque, dans l’espoir de dégotter un roman d’époque. Alors j’accepte le défi. Soyons fous!
Roxane.
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Sam 2 Jan - 20:33 | |
| Chère Roxane.
Ta lettre vient me trouver alors que je suis en pleine contemplation des étoiles sur le toit de l’école. J’aime particulièrement cet endroit, la solitude permet de ne ce retrouver qu’avec soi même et donc d’apprendre peut être à mieux ce connaître. J’ai l’impression d’être dans un mauvais roman à t’écrire d’où je suis, quel cliché que d’entretenir une correspondance sur le toit d’une école en ayant comme seul témoins la lune et les étoiles.
Alors, comme ca toi aussi tu as une sœur jumelle ? Si tu apprécie le tien, moi, s’est vraiment tout l’inverse je suis à l’opposé d’elle mais elle aimerait beaucoup pour sa par que je lui érige un hôtel pour la vénérer tous les jours si tu vois ce que je veux dire. Elle est le parfait exemple de la blonde superficielle qui passe des heures à faire sa manucure et à passer des heures à ce contemplé dans le miroir. Mais bon inexplicablement je l’adore, elle m’insupporte mais je serais toujours là pour la protéger. Assez bizarre non ? Alors que si ce n’étais pas ma sœur, alors que si nous n’avions pas vus le jour le même jour … bais je la détesterais au plus au point.
J’ai perdus mes parents il y à quelques temps, ceux qui me sont proche te diront que cela ne ma pas du tout affecté. Devant eux je prends le visage du garçon qui n’en à rien à foutre et il est vrais que je m’étonne moi-même du peut de tristesse que j’ai ressentis à leur disparition. Je pense qu’à force de me dire qu’ils étaient mauvais je me suis moi-même convaincus que tel était le cas. Mes parents n’étaient certes pas des enfants de cœur mais ils ne méritent pas si peux de considération. Je me déteste de ne pas ressentir plus de chose à l’égard de leur disparition, je me donnerais des baffes ! Mais les sentiments sont une chose qu’on ne peut pas inventer je suppose. En ce moment j’ai peur d’être un peut trop amorphe, que lors de ma conception on est oublié un morceau de mon cerveau. Je n’ai jamais été d’une grande stabilité mentale de toute façon et je me demande pourquoi je te raconte tout ça, bien que je t’ai promis de ne pas t’épargner je ne veux pas non plus te faire fuir.
En tout cas je ne regrette pas d’avoir entamé cette correspondance, il ne m’est pas facile de me confier comme je le fais mais je trouve qu’écrire ses lettres pour te parlé est une très bonne thérapie, dieu sais qu’un psy aurait pas mal de travail si il doit ce confronter à ma petite tête. A dire la vérité je crois que le fait que cela soi toi qui me réponde joue beaucoup, je n’aurais pas pus faire la même chose avec tout le monde. Tu es quelqu’un d’a par et dans le bon sens du terme. Ce qui me fait poser pas mal de question, tu te dis éternelle célibataire ? Comment une chose est il possible, es-tu si exigeante ?
Soyons objectif une fraction de seconde, tu es vraiment jolie, intelligente et d’après ce que je peux constater à travers tes lettres tu sais écouter les autres, si je puis dire. Je pense que tu n’as pas une très bonne idée de l’effet que tu fais aux autres. Tous les jours je te vois triste, sombre en proie à des démons invisible. Tu me dis d’aller au-delà des apparences et ce que j’en constante s’est que tu es quelqu’un qui mérite d’être connus. Je ne sais pas comment il faut que tu t’y prennes mais ouvre ta fenêtre et montre-toi au soleil, montre aux autres qui tu es vraiment et si ils n’en sont pas satisfais … ma fois s’est leur problème ! On ne peut pas plaire a tout le monde, pour ma par je conte plus d’ennemie que d’amis mais sa je l’ai choisis et j’ai peur que de ton coté tu ne choisisses pas.
Bien a toi. |
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Dim 3 Jan - 2:17 | |
| Cher anonyme.
La vue que tu décris me semble sublime, et j’aurais presque regretté de ne pas pouvoir en profiter moi aussi. Ce soir, j’ai écopé d’une retenue. J’ai eu la super idée de me lever en pleine classe avec une copine pour chanter une vieille chanson. En plus ça n’incitait pas à la haine, c’était une chanson d’amour. On a fini par monter sur les tables. Et on n’avait rien bu. Bon, d’accord, j’avais fumé un peu avant de venir en cours, histoire de me détendre, histoire de calmer mon hyperactivité. Ca a eu l’effet inverse on dirait, j’ai carrément disjoncté. Si moi je me suis bien amusée, ce n’était pas apparemment au goût du prof qui a jugé bon de nous mettre dehors et de nous coller de surcroît. Pour tout te dire, j’ai horreur de cette école, inconnu. Quelle putain de prison! Trop de règlements, trop de contraintes, notre liberté s’en voit sacrément entravée. Depuis que j’ai mis les pieds à l’école de magie, au tout début, je me suis sentie comme un oiseau en cage. Je ne me suis jamais sentie chez moi, ni n’importe où sur Terre. Je rêvais de retourner en Russie depuis toujours, mais je ne suis pas sûre de vouloir retourner chez moi. Je rêvais d’un endroit où je pourrais être libre, sans jamais me sentir comme dans une putain de prison. J’ai eu une éducation stricte. Il fallait que je sois polie, que je parle bien aux gens, que je leur dédie des sourires tous aussi hypocrites les uns que les autres. J’avais beau penser que c’était un sale connard, je devais sourire et être aimable. Mais je ne veux plus me taire! Je ne veux plus me retrouver piégée dans ce putain de carcan! Je veux vivre, je veux être libre! Je ne veux plus payer de mes larmes les rêves que je n’aurais pas réalisés. Je veux être moi, mais personne ne peut le comprendre ça. Ils se sentent obligés d’opprimer, de me faire plier, mais moi je ne me laisse pas faire. J’aime trop ma liberté pour cela.
Ma liberté me fut donc rendue plus tard, et j’ai littéralement couru jusqu’à la salle commune pour pouvoir écrire tout à mon aise, perchée sur le rebord d’une fenêtre. J’en avais rien à foutre que nous étions en plein hiver, j’étais bien dans mon courant d’air, mes cheveux voletant autour de moi. Après avoir passé la soirée dans un cachot lugubre à nettoyer des chaudrons, je n’en pouvais plus de rester enfermée, je voulais retrouver un semblant de liberté, même si celui-ci consistait en une petit carré juste suffisant pour que je puisse m’asseoir sur le bord sans que j’aie besoin de me contorsionner. C’est étrange quand on y pense, je n’ai jamais répondu à des lettres avec autant d’entrain. C’est peut-être un signe. Tout comme on a en commun d’avoir un jumeau. Ou une jumelle dans ton cas. Mais oui, mon autre moitié s’appelle Wenceslas. Il est adorable, mais il collectionne beaucoup trop les filles à mon goût, je trouve ça malsain. Mais il faut dire qu’on est assez possessifs l’un envers l’autre, on cherche juste à se protéger, je crois. Il Est-ce que j’ai de plus cher au monde, et si je le perdais, je m’en retrouverais anéantie. Nous avons toujours été proches, trop proches, tant et si bien que quand on est allés à l’école, ce fut la galère pour se fondre dans les gens. Si mon frère a plutôt réussi à se faire des connaissances et traîne désormais avec sa bande et ses groupies, ma vie sociale ressemble à du flan. Mais à la vanille, parce que parmi mes connaissances j’ai des perles. Des gens qui comptent beaucoup pour moi. Mais je me trouve parfois conne en fait, mais je n’arrive pas à m’attacher aux gens. Et quand je le fais, c’est trop vite, trop fort. Tout et son contraire. En même temps avec moi il n’y a pas de demi mesure, j’y vais d’un extrême à un autre.
Quant à mes parents, ils ne sont pas ce qu’il y a de plus aimants. Mon père s’en fout, purement et simplement. J’suis pas sûre qu’il ait capté un jour qu’il avait des gosses. D’ailleurs il n’a jamais pris la peine de se déplacer pour un truc nous concernant, même pas pour la journée des parents. Je vois même clairement la honte dans son regard lorsqu’il me considère, un peu de dégoût aussi. Ma mère en revanche, c’est plus mitigé, plus bizarre. Je l’ai revue à la journée des parents mais mine de rien ça fait un peu plus de onze ans que je ne l’avais pas vue, autant dire que ça m’a fait un choc quand je l’ai vue entre quatre murs. Je croyais qu’elle m’avait rayée de sa vie, que je n’avais plus la moindre espèce d’importance pour elle. J’ai cru rêver lorsqu’elle m’a prise dans ses bras pour m’embrasser sur le front, j’hallucinais carrément lorsqu’elle casait des ma chérie à tout va. Autant dire que ça ne lui allait pas, je ne sais pas, je la voyais euphorique, comme si elle avait un peu trop bu alors qu’en fait elle était sobre…Juste hystérique. Faussement hystérique, j’avais bien vu qu’elle surjouait. En fait, j’étais vraiment à cran, et je faisais tout pour la semer. Et puis y’a un jeune con avec l’accent français -charmant au passage- qui m’a bousculée alors que je descendais les escaliers, lui les montait. Autant dire qu’il m’a chauffée ce crétin, je lui ai sorti à la figure ses quatre vérités. J’étais déjà pas d’humeur, si je devais me prendre la tête avec un abruti d’une autre école, c’était la fin des haricots. Ceci dit, il était assez canon et j’ai bien vu comment il me regardait. J’allais le frapper même, dans un élan d’impulsivité, mais son regard m’a…Scotchée. Ouais, c’est ça le mot, scotchée. J’ai été happée par ses putains de yeux bleus, et j’ai ravalé tout sentiment de colère, presque honteuse de m’être comportée comme une furie. Nous nous sommes dévisagés un moment, et puis il a commencé à passer son chemin. J’étais prête à lui accorder une seconde chance, après tout, il l’avait peut être pas fait exprès. Mais j’ai carrément halluciné quand il s’est mis à taper la discute avec ma mère. Ouais, comme ça, vas y que je t’échange des amabilités, des compliments, des sourires hypocrites. Je hais ces trucs de riches, j’espère juste que je ne suis pas comme ça, ça serait la mort assurée. Monsieur Sans Gêne est parti, m’adressant un clin d’œil au passage et moi je fulminais. Je me suis tournée vers ma mère, et j’ai eu envie de hurler en voyant son air rêveur, comme si elle avait vingt ans bordel! NON MAIS JE REVE!
Je suis désolée au passage d’avoir froissé ta lettre quand je l’ai reçue, mais vois-tu, le hibou me l’a apporté alors que Mr Je me mêle de tout était en train de faire du charme à ma mère. Alors je l’ai gardée avec moi en attendant de la lire plus tard. M’enfin, c’est pas ça le pire. Parce que le fin du fin, c’est quand même le commentaire que ma mère m’adressa quand nous étions en train de visiter l’aile 2, Wenceslas était en train de marcher à côté de nous, les mains dans les poches. Même l’air nonchalant comme il pouvait l’avoir des fois, il gardait un charme monstre. Ca c’est mon frère! Ah oui. Le commentaire donc. Eh bien elle m’a regardé, Mme Kovalevskaya, et tu sais ce qu’elle m’a sortie? OO Tu pouvais pas être plus gentille avec lui? C’était un jeune homme tout à fait charmant! C‘est qui? Le regard que je lui ai lancé à ce moment là, j’ai cru que j’allais la tuer. Wenceslas à côté était en train de pouffer de rire, et à mon tour de le fusiller du regard. Non mais qu’ils peuvent être lourds par moments. Et puis moi, toujours avec mon air aimable légendaire, ayant l’air d’une furie, j’ai dit, comme ça Ben tiens…Depuis quand tu t’intéresses à ma vie sentimentale? Là Wenceslas a cessé de rire -Dieu Merci!- et il m’a fixée longuement, l’air d’un air de dire Faut qu’on parle. Ma mère n’a rien dit et nous avons fini par visiter le restant de l’île. L’ambiance s’était quand même détendue, malgré mon énervement. Mais je ne pouvais pas dire de fumer un joint devant ma mère, ça ne le faisait pas. Si j’avais été avec des copines pour sûr que je l’aurais fait, mais là…Et puis nous avons échoué dans un bar sur l’île marchande. L’odeur du tabac omniprésente me stressait d’autant plus que je voulais fumer. J’ai arqué un sourcil quand Wenceslas en a sorti une. Ma mère ne s’en formalisa pas puisqu’elle fuma elle aussi. Alors il m’avait adressée un sourire encourageant et moi je n’ai pu que sortir les miennes et à mon grand soulagement, m’en allumer une. C’est bizarre quand on y pense, je ne pensais pas que ma mère fumait. C’était pas classe du tout, et elle n’aimait pas les trucs classe. M’enfin bref.
On a ensuite bu un verre. De l’alcool. Mon frère s’est contenté d’une bière, moi j’ai exigé la vodka. Ma mère n’a rien dit, elle nous a payé nos consommations et elle s’est pris un whisky. Deuxième info, ma mère buvait. Et plus j’y réfléchissais, plus je remarquais son air triste, déphasé. La façon qu’elle avait de claquer ses ongles vernis de rouge sur son verre, son entortillage de cheveux plus que stressé. Et alors que je remontais légèrement le temps dans ma tête, je m’étais aperçu qu’effectivement dans le sillage de ma mère, flottait un vague relent d’absinthe. Etrange, étrange. Et puis, on a parlé, voulant rattraper le temps perdu. Maman a annoncé que papa était parti avec une polonaise et qu’il a fait clairement comprendre qu’il ne reviendrait pas. Cela fait deux ans et elle ne s’est toujours pas remise. J’ai regardé Wenceslas d’un air étrange, parce qu’il ne m’en avait jamais parlé; plus tard, il plaida que s’il ne m’en avait jamais parlé, c’est parce que je n’avais jamais cherché à m’intéresser de près aux affaires familiales. Ce qui dans un sens n’était pas faux, comme on dit ici loin des yeux loin du cœur. Mais c’était loin d’être la seule nouvelle du jour. Maman voulait que je rentre à la maison, que je retourne en Russie en bref. Je n’ai rien répondu à la proposition, tellement j’étais sonnée, tellement j’étais…Sans voix. J’en avais toujours rêvé, de retourner en Russie, mais maintenant que j’en avais l’occasion, je ne voulais plus partir. Mes amis étaient là, en Angleterre. Ma tutrice aussi. Bien que je n’aimais pas ses sales gosses, elle était bien elle. Ma mère ne m’obligea pas à répondre tout de suite. Puisqu’elle avait une autre nouvelle à m’annoncer. Depuis le départ de Papa, ils avaient perdu beaucoup au niveau du patrimoine. Ils avaient selon les termes de Maman du mal à vivre. Tu parles. Il y en a qui tueraient pour avoir la moitié de ce qu’ils avaient. C’est juste que Maman, malgré tout le respect que je lui dois, tenait plus de la poule de luxe, et ne se trouvait pas assez riche à son goût, développant je ne sais quelque complexe d’infériorité. Et là, j’ai bien cru que le ciel allait me tomber sur la tête.
Mais je ne vois pas pourquoi je te parle de tout ça, cher anonyme, puisse-tu me pardonner. Mes affaires familiales ne doivent pas franchement t’intéresser. Figure toi que moi aussi j’ai fait genre, mais c’est à croire que cette histoire m’a touchée plus que de raison, mais peut-être que c’était parce que ça me concernait, en partie. En très grande partie, même. Et tout à coup, j’avais pris conscience de la réalité de la chose. D’où la proposition de mon éventuel retour en russie. J’ai pleuré, comme jamais je n’ai pleuré. Mais j’en ai jamais été au point de vouloir en finir comme ce fut le cas l’été dernier. J’aurais pu me laisser abattre, une fois de plus, emportée par le flot de mes émotions. Mais non. J’avais relevé la tête, déterminé. J’ai juré que je me battrais, je le ferai! Personne ne doit décider de la ligne de conduite que ma vie doit adopter, personne. Ici, le seul maître à bord, c’est moi. Alors quoiqu’ils puissent dire, quoiqu’ils puissent faire, moi, je me dresserai, ne pliant pas l’échine. Au lieu de m’atterrer, ça n’a fait que de renforcer ma rage de vaincre, de montrer enfin qui je suis. C’est maintenant ou jamais.
Alors oui, je vais cesser de tourner autour du pot. Eternelle célibataire. Peut être que je suis trop exigeante en effet. J’en attends beaucoup d’un homme. Mais je suis certaine qu’aucun serait totalement conforme à mes désirs, ainsi je me contenterai de ce qui se rapprochera le plus de l’homme parfait à mes yeux. Et si je ne suis jamais en couple, peut-être qu’au fond je tiens à ma liberté, je ne veux pas être un accessoire qu’on se trimballe aux soirées pour faire joli, ou quelque chose pour frimer, comme un macho le ferait avec sa Ferrari. Je ne suis pas une femme objet. Je veux exister aux yeux de l’autre. Et comme le dit la chanson, je veux bien être belle, mais pas dormir au bois, je veux bien être reine, mais pas l’ombre du roi. Oui, je veux exister, je veux être. La vie de couple ne semble pas être pour moi, malheureusement. Je suis bien trop individualiste. Pas égoïste. Juste éprise de liberté. A en crever. Puisse-t-on me couper les ailes, à l’état actuel ça me ferait marrer. Je n’ai plus rien à perdre. Alors quitte à vivre, autant tenter le tout pour le tout. J’aurais pas assez d’une vie pour recoller les morceaux. Que dit César déjà? Veni vidi vici? Eh bien qu’à cela ne tienne! Je vaincrai! Ave cesar, ceux qui vont mourir te saluent? Pas encore, mon heure n’est pas arrivée!
Roxane.
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Dim 3 Jan - 21:16 | |
| Chère Roxane. J’avoue avoir sourie en lisant la description de ton fameux inconnue, ayant eu vent de la scène je peux te dire que je le connais pas mal. Il ce nome Priam, Dorian Cohen. Ses ancêtres faisait partie d’une dès plus grande famille Allemande au dix huitième siècle. A force de consanguinité ils ont décidé d’enraciner leur famille dans un autre coin de la planète. La Grèce, le premier Cohen à s’y être installé avec sa jeune épouse crétoise était assez mal vus par le reste de la famille, bien qu’elle soi de sang pur il expatrié une partie de la famille et de son patrimoine dans un autre pays. Mais l’amour des deux époux étaient authentiques et leur action fut salvatrice pour les Cohen. Le côté Allemand de la famille s’est éteint et seule la descendance Grecque à pus perpétrer. Des années plus tard Priam et sa sœur jumelle Phoebe virent le jour et commencèrent leurs études à Beau Bâtons. Les années passèrent rapidement, Priam s’illustra et devint le petit géni de la famille, véritable surdoué en cours mais aussi maudit par ses professeurs qui le jugeait arrogant et vraiment trop indiscipliné. Il faut dire que le garnement ne ce donnait pas de limite et ce contentait d’agir (et ce contente encore) comme si les règlements ne le concernait mais alors pas du tout. Puis lors des dernières vacances, ses parents son décédé et il à hérité a part égale avec sa sœur de leur immense fortune. Depuis il est dans ce fichus bahut et continue ses petites habitudes sauf qu’il commence à … apprécier un peux trop une certaine personne et il ce sent changeait. Il ne sait pas trop encore ce que ça va donner. Comme tu peux le remarquer je le connais pas mal ce « crétin aux yeux bleue » et pour cause je dois le mater tous les matins devant le miroir de ma chambre. Comme tu viens de le comprendre il ce trouve que s’est moi. Je suis Priam Cohen âgée de 19 ans. Et je viens de raconter ma vie, que tu trouveras je pense d’une banalité t’elle que j’espère ne pas trop t’avoir endormie ? Bref je n’ai pas pus m’empêcher d’accoster ta mère, savais-tu qu’elle connaissé mon grand père ? Elle ma gentiment présenté ses condoléances pour le décès de mes parents et voila le tout. Une dame charmante d’après ce que j’ai pus en voir. N’oublie pas que j’ai aussi grandis avec toute la cour que font les sangs purs entre eux. Aussi faire un baise bain à une dame de haute ligné n’est rien d’autre qu’un devoir pour moi. Même si je vois guerre la différence entre un née moldus et un sang pur. Bref je t’avais dis qu’il m’arrivait d’être par moment un gamin bais j’ai fais mon petit tour, désolé de t’avoir bousculé mais mes excuses sont resté dans la périphérie de mon esprit quand mon regard à croisé le tien. J’ai eu un peut de mal à raisonner clairement, un peut comme si on m’avait jeté un sortilège de confusion. Bref autant te dire de suite que je n’ais pas voulus continuer ce petit jeu de cache-cache, je voulais te parler a visage découvert, peut être devenir ton amis ? J’ai même pensé à te prendre dans mes bras à un moment, mais j’ai rapidement éloigné mes rêves insensés pour revenir à la dure et brutale réalité. Bien à toi. Priam. Ps : Si le cœur t’en dis et que tu pardonne mon petit manège d’aujourd’hui je te donne rendez vous demain au Parc à 14 heure. |
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ROXANE; VIVA LA REVOLUCION
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 | Sujet: Re: * corespondance * Quand le loup s'éprend de l'agneau Jeu 7 Jan - 1:03 | |
| Cher Priam.
Tu ne peux pas savoir ce que ça me fait à présent de mettre un nom sur tes mots. Quand ton anonymat était encore complet, j’avais encore l’impression que tes écrits étaient auréolés de mystère, mais maintenant le voile est levé. Fin de l’entracte. Interlude. Et on recommence. Malgré le mystère levé sur ton identité, je n’ai toujours pas en tête ton visage. Je suis désolée, mais je n’ai pas la mémoire des visages. Ni des noms d’ailleurs. Pas très physionomiste en finale. Ce qui me joue bien des tours par moments. Imagine donc le topo…Je cherche, je cherche, m’énervant d’avoir un nom sur le bout de la langue alors que je vois qui est la personne, ou chercher pendant trois plombes à qui ressemble untel…Jusqu’à ce que AAAAAAH! Je sais! Mais là, j’ai beau cherché, et je ne sais toujours pas. Ce qui me perturbe d’ailleurs, parce que cela voudrait dire que je ne t’ai jamais croisé. Ou alors que j’ai oublié. Ca ne serait pas étonnant, j’oublie beaucoup de choses. J’aime dire que c’est involontaire, mais au fond je sais que ce n’est pas vrai, que c’est moi qui suis responsable. C’est juste que je me cherche des excuses, comme pour dire que je me complais, quelque part, dans mon état. Et c’est ça qui est le plus triste.
J’ai un côté impulsif qu’on ne peut me refuser. Derrière mon flegme et mon détachement se dissimule une rivière de feu, ardente, qui ne demande qu’à brûler tout sur son passage. J’ai le sang qui bouillonne sous l’effet des émotions qui me traversent, je vis trop vite, je vis trop fort, je ne sais pas m’arrêter. Je suis passionnée et vivante, même si je me suis progressivement éteinte. Et des fois, cette impulsivité ressort à des rares occasions, alors que je ne l’attendais plus. Parce qu’aussi je sais surprendre. Et pas toujours en bien, malheureusement. A savoir aussi que je pars parfois avec des préjugés sur les gens. On ne me voit pas beaucoup, mais ce n’est pas pour autant que je n’existe pas. Alors que certains cherchent à se faire remarquer par tous moyens, j’observe, j’étudie. Je me sens l’âme d’un scientifique, mais ça serait plus dans le domaine comportement. Je me borne tout simplement à un travail d’observation. L’analyse c’est pour les psys et je me prends déjà assez la tête comme ça. Et je note des détails, qui peuvent jouer en faveur ou en défaveur de l’autre. Petit à petit, rien qu’en observant, je bâtis un portrait robot de leur personnalité. Et sans même les connaître davantage, me basant sur l’apparence, je décrète qu’ils sont détestables, ou fréquentables. Et parfois, cela change selon mon humeur du jour. Etant très lunatique ça n’est guère étonnant. Et comme l’erreur est humaine, appartenant au genre humain bien malgré moi, il arrive que je me trompe. Dès lors que j’ai admis mon erreur, il se peut que je reconsidère la personne que j’ai mal jugée.
Et tu n’échappes pas à la règle, Priam. J’ai laissé mes impulsions me dominer, ma colère fausser mon jugement. Ma mauvaise foi aidant, ça ne pouvait que foirer. Surtout que ma mère était présente et que son hypocrisie m’avait singulièrement mise à cran. T’avoir heurté fut comme une goutte d’eau qui fit déborder le vase, et surtout, une belle claque à toutes mes belles certitudes. Je ne demanderai pas pardon pour ce que j’ai pu dire dans mon précédent courrier, c’est un peu à moi d’assumer les conséquences de mes actes. Notamment celui de raconter ma vie à un inconnu. Ce fut sans conteste l’une de mes plus grandes erreurs, comme si mon passé intéressait quelqu’un et comme si j’étais disposée à partager cela avec un autre, mais bizarrement je ne regrettais rien. Alors peut-être que tu as de la chance finalement. Que je n’aie pas cherché à en savoir plus sur toi dès lors que tu m’as bousculée. J’aurais pu demander à mes commères de copines qui tu étais, j’aurais probablement obtenu une réponse rapidement. Mais le fait est que j’ai des œillères parce que je suis bornée. Et dès lors que je suis touchée dans mon orgueil, je ne réponds plus de rien. Je rumine ma rancœur et prépare ma vengeance. C’est marrant quand on y pense. Pendant la journée tu m’insupportais assez pour que je te jette des regards furieux, toujours pas remise de l’humiliation que tu m’as faite subir en t’adressant de la sorte à ma mère, et le soir venu je me ruais quasiment dans un endroit calme pour pouvoir écrire sans risquer d’être dérangée. Quand je dis que je suis imprévisible, ce n’est pas faux. Ceci n’est qu’une preuve de plus.
Quant à ma mère, puisqu’on parle d’elle. Non, je ne savais pas que nos deux familles se connaissaient. Mais comme l’aristocratie est un monde restreint, ce qui est davantage flagrant lorsqu’on prend uniquement en considération les familles de sang pur, alors ce n’est guère étonnant dans le fond, j’ai bien connu mon professeur d’étude des moldus actuel depuis que je suis petite alors qu’il n’est pas russe, alors c’est pour dire…Tout est possible. Sauf que moi je n’ai pas souvenance de t’avoir croisé avant cette bousculade. En même temps je ne garde pas beaucoup de souvenirs de mon enfance, c’est une période qui se refuse à moi en matière de souvenirs. Je n’aime pas le passé en règle générale. Je vis au présent, et je me refuse de voir l’avenir. Moi non plus je n’ai pas envie de grandir, mais a-t-on vraiment le choix? L’enfance n’existe plus depuis longtemps pour moi. Même si je n’en profite que maintenant. Après tout mieux vaut tard que jamais. Et après mûre réflexion, je vais me le ravaler mon orgueil, et accepter ton rendez-vous. Alors oui, attends toi à me voir dans le parc tantôt. Je risque d’y faire un tour. Roxane.
R P. T E R M I N E. |
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