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Sujet: Oh, it's raining today. Where's my umbrella..? Dim 20 Sep - 18:10
Les doigts d'Eden se mêlaient à ses cheveux dorés, tandis qu'assis au bord de son lit, ses lèvres se délectaient de la douceur satinée des siennes. Le dortoir des Poufsoufles déserté par ses camarades leur servait de refuge, et même si techniquement il n'y avait pas accès, Dieu savait qu'avec William ils avaient depuis longtemps fièrement déjoué la sécurité de l'escalier toboggan. Tendrement enlacés, il avait fait glisser ses jambes sur lui, et approfondissait leur étreinte et ce baiser. L'instant était parfait, comme chacun des moments passés avec elle, sa Gwendolyn, et rien ne pouvait venir déranger la quiétude dans laquelle ils étaient plon...
« GWEEEEEEEEEEEEEN ! »
Un cri proche de l'hystérie fendit l'air alors que la porte s'ouvrit à la volée et qu'un petit monstre prit d'assaut le lit où elle s'échoua sans délicatesse aucune. Les secouant, faisant grincer le matelas à outrance tant elle gigotait, Cloée, un immense sourire aux lèvres, venait de trouver celle qu'elle cherchait. Se détachant à regrets de sa muse, Eden lui lança un regard atterré. Elle n'avait pas l'air de vraiment se rendre compte de l'instant qu'elle venait de briser, ou alors, elle ne semblait pas vraiment se soucier des représailles à venir. Il réfléchissait pourtant déjà à la manière la plus appropriée pour venger cet outrage... Mais rien ne semblait pouvoir altérer son pur shining smile qu'elle arborait fièrement. D'une voix hachée - elle avait apparemment couru pour venir jusqu'ici, ce qu'elle avait à dire à sa meilleure amie semblait donc important, et avait aussi intérêt de l'être – elle leur annonça, joviale et plus qu'enthousiaste, que... La première sortie au chemin de traverse commençait précisément CE week end ! La nouvelle avait fait le tour du château, et tout le monde était en train de se préparer pour s'y rendre, alors elle ne comptait pas faire exception. A peine avait-elle clamé la nouvelle qu'une masse de Poufsoufles firent irruption dans le dortoir, s'arrêtant net à la vue de l'intrus, l'homme, qui n'avait rien à faire là. D'un sourire crispé, il vola un bref baiser à Gwen, et sortit en glissant promptement qu'il les retrouverait en bas dans 15 minutes.
Pff, 15 minutes... 15 minutes pour une fille, en comptant la phase préparation, tenue et autres, faire leur sac, sans oublier qu'elles devaient ensuite sortir du château, et marcher jusqu'à l'arche où les élèves se pressaient... Il avait tablé fort optimiste ! C'est donc une demi heure plus tard qu'elles arrivèrent au lieu de rendez-vous. Dès qu'il les vit, un sourire tendre prit possession de ses traits. Les trente minutes utilisées valaient bien le résultat, elles étaient comme toujours superbes. Gwendolyn, dès qu'elle fut à sa hauteur, prit sa main, et il tendit son bras à Cloée avec une moue complice. Oui, il lui pardonnait déjà son intrusion fantaisiste dans leur samedi matin en amoureux, car après tout comment lui en vouloir ? Cloée sans son éloquence, sa folle joie de vivre et sa spontanéité, ce n'était plus Cloée... Ainsi entouré de deux filles fantastiques, il fit les quelques pas les séparant encore de l'arche, et en un éclair ils atterrirent sur le chemin de Traverse. Déjà, la rue fourmillait d'animations, et ils n'étaient pas les premiers élèves sur les lieux, loin de là. Les devantures des magasins regorgeaient de curieux collés aux vitrines, tout ceci dans un joyeux brouhaha. Sans attendre, ils prirent la route et se fondirent dans la masse. Déjà, ils ne savaient plus où donner de la tête, et s'arrêtaient toutes les cinq minutes devant toutes sortes de magasins. Lui, honorant à merveille son statut d'homme, n'était pas un grand fan du lèche vitrine mais se laissait promener au gré des envies des filles. Peu friand de vêtements, les odeurs de nourriture quant à elles lui chatouillait les narines, et regardant brièvement sa montre, il y lut qu'il était presque midi. Cherchant des yeux l'enseigne d'un potentiel restaurant, auberge, ou autre, il lança, l'air de rien :
« Vous n'avez pas faim..? »
… Ce qui était une façon détournée de signifier que son propre estomac à lui menaçait de se plaindre à estomacs maltraités s'il n'était pas alimenté dans les plus brefs délais ! Comme pour appuyer sa proposition, quelques gouttes de pluie firent leur apparition. Rien d'étonnant à Londres, et rapidement, les parapluies fleurirent dans la rue. Sauf qu'eux, bah, évidemment... Ils n'en avaient pas.
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Sujet: Re: Oh, it's raining today. Where's my umbrella..? Dim 20 Sep - 20:16
Cloée, ou l'excentricité à plein temps. Ce matin-là, comme bien souvent, elle avait du réveiller plus des trois quarts du dortoir en chantant à tue tête dès son réveil, avait courut dans la salle commune à peine habillée d'un de ses longs t-shirts dans lesquels elle dormait - ou pas - la nuit, puis au bout d'une demi-heure de bordel intégral avec ses compatriotes Bert et Seth, elle était remontée s'habiller, pour enfin daigner aller dans la Grande Salle prendre son petit déjeuner. Autour d'elle, les conversations avaient été nombreuses et variées, mais il y avait un sujet qui revenait en permanence. Comment le louper ? Enfin, ils allaient pouvoir aller ailleurs que dans ce stupide établissement ! Elle préférait toujours de loin Poudlard, et ce malgré tous les mystères qui pourtant excitaient la brunette. Poudlard ... c'était Poudlard. Et rien ne pourrait remplacer ce château. Cloée avait beau aimer le changement et les nouveautés ... pour elle, la magie, c'était Poudlard.
Alors pouvoir d'échapper momentanément de cet endroit qu'elle considérait parfois jusqu'à comme une prison, c'était toujours bon à prendre. Aussitôt qu'elle eût fini d'avaler son maigre petit-déjeuner, elle s'élança sans même un regard vers la table des jaune et noir vers les escaliers qui la menaient à son dortoir. Elle savait qui y retrouver ... Gwen, sa chère Gwen, sa double. Celle qu'elle avait connu dès son arrivée à Poudlard, celle sans qui elle se sentirait bien seule. Une des seules à la connaitre au-dela de ses apparences. Cloée n'était pas seulement cette folle dingue, non. Elle était bien plus. Chacun avait sa part d'ombre, et Cloée avait la sienne. Une part d'ombre qu'elle e considérait pas forcément comme telle, s'efforçant toujours de prendre les choses de la meilleure façon qui soit : avec le sourire. Ca en devenait même parfois caricatural. Mais elle se préférait de loin comme ça que comme elle l'était dans ce parc, après avoir croisé la route de ces deux hommes bourrés.
Finalement, ce fût en courant que la petite brune déboula dans le dortoir des filles. le spectacle qu'elle y surprit ne la surprit pas et ne la dérangea pas le moins du monde non plus. Gwen et Eden. LE couple pour l'étudiante. Celui qu'elle ne formerait pas avant un moment avec qui que ce soit, peut-être jamais. Le couple qui faisait rêver, celui dont les yeux resplendissaient d'amour et de besoin de la présence de l'autre. Malgré ce qu'elle pouvait parfois montrer, elle trouvait ça ... beau. Eh oui. Cloée, sentimentale ? Peut-être bien, mine de rien. Et pourtant, elle ne se laissa pas démonter, sautant sur le lit, dérangeant les deux tourtereaux, sautillant partout, puis déclara, la voix saccadée, la nouvelle de la journée. La sortie du week-end ! Elle remarqua à peine le regard d'Eden, à fond dans ses pensées et son excitation légendaire, puis une ruée de jeunes filles pénétrèrent dans le dortoir. L'air gêné d'Eden provoqua un petit rire amusé de la part de Cloée, qui se racla finalement la gorge, de peur de ne l'énerver que davantage, puis avec Gwen, elle se préparèrent. Cloée daigna enfin poser un trait noir sous ses yeux, assembler harmonieusement ses cheveux sur sa nuque et ajouta à sa robe boule noire un gilet pailleté, diffusant autour d'elle des petits rayons de lumières, reflets du soleil qui filtrait à travers la fenêtre. Elle en profita pour discuter un peu avec sa meilleure amie, de tout et de rien, de leurs dernières conneries et idées de conneries à accomplir avec Roxane, puis elle décendirent au bout d'une demi-heure. En retard, oui, mais ... mais quoi ? Elles devaient être présentables, non ?
Elle poussait gentiment son amie pour s'amuser, repensant à Gwen trébuchant à leur première visite de Wingardium Leviosa, lorsqu'elles rejoignirent Eden, qui prit aussitôt la main de Gwen. Cloée aurait pu se sentir gênée ... mais non. Gwen et Eden étaient de ses plus proches amis, pas besoin d'en faire un plat. Elle les connaissait par coeur, pourquoi se sentir gênée d'être là, avec eux deux ? Bien sur, on pouvait dire, familièrement, qu'elle "tenait la chandelle", mais Cloée ne le voyait pas de cet oeil. Des moments avec eux deux, elle en avait eu des tonnes. C'était une habitude à présent. Elle attrappa avec un sourire le bras que lui tendait son ami, lui lançant un petit regard malicieux, et ils commencèrent à marcher.
Sentir l'air frais fouetter son visage, Cloée adorait ça. Et surtout savoir que cet air ne venait pas de ce putain d'établissement. Enfin, ils en sortaient. Avec Gwen, elles regardèrent une à une les vitrines qui s'offraient à elles, commentant un peu tout ce qui leur passait sous leur nez, alors qu'Eden faisait preuve d'une patience sans faille. De temps en temps, cependant, Cloée lui lançait un regard interrogateur, pour savoir quand elles devraient s'arrêter de lui faire subir ça. Et pourtant, une complicité parfaite semblait émaner du trio. Cloée avait le droit à quelques regards surpris lorsque les regards se posaient sur son étrange gilet, mais elle répondait toujours par un petit sourire fier. Elle aimait cette sensation d'être différente, de ne pas rentrer dans le lot. Elle avait grandi dans la peur et la haine, mais avait appris de la vie. Aujourd'hui elle n'était plus la même, à vrai dire, à partir de sa rencontre avec sa famille de substitution, rie n'avait plus été pareil. Et lorsqu'elle avait appris qu'elle était une sorcière ... tout lui avait semblé évident.
Finalement, Eden dévia la conversation - basée sur les évènements récents du monde des sorciers et autres - pour leur demander si elles avaient faim. Cloée ne put s'empêcher de traduire à sa façon en regardant Gwen, amusée :
" En gros, lui, il a faim "
Elle regarda à nouveau Eden, toujours accrochée à son bras, avec un regard taquin, puis finit par lui répondre :
"On va pas te laisser mourir de faim voyons..."
Puis une épaisse goutte d'eau tomba sur son petit nez.
" Et on va pas finir trempés jusqu'aux os, ce serait con pour notre première sortie, non ?"
Puis, espiègle, elle lança un regard amusé à ses amis avant de lâcher le bras d'Eden et de courir le plus vite possible vers un endroit abrité, regardant à peine les pancartes, essayant de faire un choix tactique. A savoir un endroit qui pourrait remplir leurs estomacs ...
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Qui aurait cru que ce nouveau dortoir pourrait s'apparenter à un petit nuage? Pourtant, c'était bien le cas. Peu importait le lieu, elle retrouvait ses marques, ce samedi matin, comme chaque fois qu'ils arrivaient à créer cette bulle dans un endroit pour le moins innatendu -William s'était avéré d'un grand secours pour trouver une parade à ces escaliers toboggan-, à savoir : le dortoir féminin des sixièmes années de Poufsouffle. Le réveil s'était fait calmement ce matin là, puisque Cloée n'était plus dans son lit. Gwen était descendue déjeuner avec des comparses de dortoir, mais elle avait retrouvé presqu'aussitôt Eden. Et puis ils étaient sur son lit, tranquillement installés. Un moment parfait, de tendresse, calme, à l'abri de toute autre personne ou de l'agitation qui avait pu gagner le château un samedi matin. Leurs souffles s'étaient mêlés dans un baiser, tandis que Gwendolyn caressait doucement le visage de son Gryffondor. Cet instant était si parfait... Et il est bien dommage que cette phrase soit au passé, n'est-ce pas?
Cloée. Qui fit une entrée fracassante, telle une furie qui sortirait d'une épreuve de marathon. Il n'y avait pas à dire, elle savait s'y prendre. Elle se jeta sur le lit où étaient installé le couple, ne se formalisant en aucun cas de ce qu'elle avait interrompu. Gwen et Eden échangèrent un regard desespéré, avant de reporter leur attention sur Cloée, qui avait probablement -et il était préférable pour elle que ce soit le cas- une bonne raison pour avoir hurlé le prénom de son amie, marquant la fin d'un moment idyllique. Tandis que la brune révélait une sortie au chemin de traverse pour ce samedi, Gwen se surprit à imaginer ce qu'elle pourrait bien inventer pour se venger. Cloé serait pourtant bien mignonne avec des cheveux roses pendant quelques jours, non? Elle tourna brusquement la tête lorsque les autres occupantes du dortoir entrèrent en trombe dans celui-ci. Eden se fit regarder de travers et se leva, déposant un bref baiser sur les lèvres de la blonde, qui lâcha sa main à regrets. Ils se retrouveraient quinze minutes plus tard. Ou quelque chose comme ça. Les jeunes femmes se préparèrent, Cloée se retrouvant brillant de mille feu en plein coeur du dortoir. Gwen était déjà habillée : jean et top. Elle enfila une veste et jeta un coup d'oeil dans un miroir. La ligne noir qui ornait ses paupières, accentuant le bleu pâle de ses yeux, était toujours bien tracée. Elle se contenta donc se recoiffer rapidement et de fourrer quelques essentiels dans un sac en bandoullière. Une demi-heure plus tard, elles retrouvaient Eden, qui, le pauvre, avait bien poireauté. Gwen lui lança un regard désolé avant de prendre sa main avec tendresse, alors que Cloée attrapait le bras que lui avait tendu le Gryffondor. Quelques secondes plus tard, ils étaient au chemin de traverse.
La longue rue grouillait déjà d'élèves plus matinaux qu'eux. En période scolaire, il était sans doute rare de voir autant de monde ici bas. Le petit groupe avançait dans la foule, s'arrêtant près de bon nombre de vitrines. Les deux demoiselles s'émerveillèrent devant de nombreux vêtements et Gwen échappa de justesse à un coup d'aile d'un haut hibou qui était stationné sur le perchoir d'une boutique d'animaux. La jeune femme remarqua la patience de son cher et tendre, qui ne bronchait pas à leurs cris d'hystérie devant tel ou tel t-shirt ni lorsqu'ils restaient compressés entre moult autres élèves à commenter chaque élément d'une vitrine. De retour au centre de la rue pavée, Eden leur demanda alors si elles n'avaient pas faim. Cloée se sentit dans l'obligation de traduire la question, ce qui fit sourire Gwen. Gwen qui, par ailleurs, avait lâché la main de son aimé pour le prendre par l'épaule, déposant sa tête sur l'autre épaule, ses yeux tournés vers le visage d'Eden.
« On va pas te laisser mourir de faim voyons... Et on va pas finir trempés jusqu'aux os, ce serait con pour notre première sortie, non ? » « T'inquiètes mon beau brun, on est au moins deux à avoir faim, et la majorité l'emporte de toute façon. » répondit-elle, alors qu'une goutte d'eau tomba de nulle part et s'écrasa sur son front. « Ca m'aurait étonnée. Dis Clo', j'suppose que pendant qu'on se mettait en retard, aucune de nous a pensé à embarquer un... parapluie? » remarqua-t-elle en insistant sur le dernier mot.
En réalité, la réponse était évidente. Aucun d'eux trois n'avait de parapluie, alors que des dizaines faisaient leur apparition dans la rue. Mais le fait est qu'elles avaient mis deux fois plus de temps que prévu pour rejoindre Eden, et qu'elles n'avaient pas même eu la présence d'esprit d'embarquer de quoi se protéger d'une averse. Et puis d'un coup d'un seul, Cloée déguerpit en courant, cherchant un endroit accueillant pour qu'ils puissent s'y réfugier.
« On dirait qu'elle joue à un jeu de hasard là, c'pas franchement rassurant. » dit-t-elle à Eden, alors que Cloée courait de bons mètres plus loin. « J'suis sûre qu'elle serait capable de nous faire entrer dans une animalerie en pretextant qu'il y a de quoi manger et beaucoup moins de temps d'attente . » ajouta-t-elle, un sourcil arqué et un sourire amusé affiché sur son visage.
Redressant son visage de l'épaule d'Eden, elle prit à nouveau sa main dans la sienne et ils marchèrent en direction de Cloée, qui aurait eu toutes ses chances dans une épreuve de temps d'un jeu quelconque. La foule -composée en grande majorité d'élèves de Wingardium Leviosa- commençait à se masser sous les auvents de quelques boutiques ou à chercher un lieu où s'abriter, tout comme le trio le faisait actuellement. Au moins, le temps aurait été clément pendant un certain nombre de vitrines -oui, compter le shopping en vitrines pouvait s'avérer aussi efficace que si on le comptait en nombre d'heures; l'unité de vitrines observées était tout aussi adaptée.
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Sujet: Re: Oh, it's raining today. Where's my umbrella..? Jeu 24 Sep - 12:07
« En gros, lui, il a faim. »
Sans blaaague. ... Mince, son estomac faisait tant de bruit qu'ça ?? Un sourire gauche aux lèvres, il jeta un regard en biais à Gwen qui souriait, tête sur son épaule, visiblement amusée. La gêne... Remarquant qu'il se balançait d'un pied sur l'autre, il cessa net son pitoyable manège et reprit, armé d'un sourire qui se voulait convaincant :
« Désolé d'écourter le shopping... Mais j'peux attendre, hein, on... » Tenta-t-il, quelques instants plus tard trahi par son estomac très peu coopératif. « On va pas te laisser mourir de faim voyons...» Le coupa-t-elle, avec un fin sourire compréhensif, le regardant de par dessous ses cils. « Et on va pas finir trempés jusqu'aux os, ce serait con pour notre première sortie, non ? » Ajouta-t-elle, arborant cet air espiègle qu'ils lui connaissaient si bien.
Finir trempés ? Pourquoi trempés ? A peine avait-il levé les yeux vers le ciel grisonnant de Londres qu'une grosse goutte venait s'écraser sur son front, et que d'autres suivirent, une tombant en plein sur le nez de Cloée. Ah oui, effectivement, c'était bien parti pour...
« T'inquiètes mon beau brun, on est au moins deux à avoir faim, et la majorité l'emporte de toute façon. »
Souriante, elle plongea ses yeux bleus que le ciel avait tout intéret à envier dans les siens. Alors qu'il se penchait pour la remercier d'un baiser sur le front, celui-ci tourné vers lui appelant ses lèvres, une nouvelle goutte peu opportune le devança et s'y écrasa. Il maudit la météo, renfrogné, lorsque sa belle tourna la tête vers Clo' pour lui demander si par hasard elle avait pensé à prendre un parapluie, avant d'éclater de rire. La folle brunette était déjà loin, courant en évitant les gens, facilement repérable avec son petit gilet pailleté. Une main en visière pour protéger ses yeux des gouttes, elle sautillait de perrons en perrons sans visiblement arriver à se décider pour choisir lequel aurait l'honneur de l'abriter. Un sourire narquois fila sur ses lèvres, et le visage de sa muse à nouveau incliné dans sa direction, ses lèvres purent cette fois s'y poser délicatement sans être interrompues.
« On dirait qu'elle joue à un jeu de hasard là, c'pas franchement rassurant. J'suis sûre qu'elle serait capable de nous faire entrer dans une animalerie en pretextant qu'il y a de quoi manger et beaucoup moins de temps d'attente . » Railla-t-elle, avant de pendre à nouveau sa main et de partir à sa suite. « Arg... J'suis pas sûr que mon estomac apprécie franchement le Miam-hibou... » Grimaça-t-il en essayant de ne pas perdre de vue leur amie qui gambadait toujours.
Accélérant le pas tout en réglant son allure sur celle de Gwendolyn - bah oui, Mr et ses grands pieds, quand ils mettaient la gomme ça rigolait pas... - Eden repéra rapidement, au bout de l'allée, le Chaudron baveur. Cette auberge était connue pour son côté chaleureux et ses bas prix, et même si elle n'était pas toujours bien fréquentée - quelques harpies y traînaient habituellement - c'était déjà ça de pris. De plus, les cafés alentours étaient tous bondés et les gens se battaient presque pour passer la porte. Et ils allaient attraper la mort s'ils ne trouvaient pas vite un endroit où se mettre au sec... Serrant Gwendolyn contre lui pour pas qu'elle aie froid, il plaqua deux doigts entre ses lèvres et siffla Cloée. Dès qu'elle se retourna, il lui indiqua l'enseigne pour qu'elle les rejoigne, et ils s'y pressèrent sans attendre.
« Bonjour. » S'annonça-t-il poliment en essuyant ses pieds à l'entrée sur le semblant de paillasson en peau de je-ne-saurais-dire quel animal tant il semblait usé. Un chat, peut être ? ... « Vous désirez ? » Les salua un vieil homme décharné au sourire plus qu'édenté d'une voix monocorde. « C'est pour manger. » Répondit-il sans se démonter alors que les autres élèves venus s'abriter ici venaient illico de repartir en hâte. « Oh, suivez moi... » Les invita-t-il en indiquant une table d'un doigt crochu, saisissant au passage un menu jauni par le temps.
Derrière eux, la vieille porte claqua. Plusieurs paires d'yeux curieux étaient tournés dans leur direction, et il soupçonnait que ce n'était pas pour son charisme que les sorciers accoudés au bar les détaillaient... Mais plutôt à cause de deux jolies demoiselles qui l'accompagnait. Il serra plus fort les doigts de Gwen entre les siens et suivit le patron sans un mot jusqu'à ce qu'il les fasse asseoir. Une table, au fond, assez écartée des quelques fumeurs de pipe : ça ferait l'affaire ! Enfin, si les deux nains avec leurs chopes de bièraubeurre voulaient bien arrêter de reluquer ses nanas, parce qu'sinon, y allait avoir de la bouilli de nains au menu...
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Sujet: Re: Oh, it's raining today. Where's my umbrella..? Ven 25 Sep - 21:34
Cloée, à fond dans ses délires et ses paroles, coupa Eden. Oui, ils allaient manger. Après tout, ça n'était pas non plus une torture d'enfin se poser! Passer des heures devant les vitrines, autant sympathique que cela fût, c'était aussi assez fatiguant. Et pourtant, même si les pieds de Cloée commençaient à en souffrir, il ne leur fallut pas beaucoup pour porter le poids de la petite brune ci et là, sautillante telle une gamine, prête à tout pour trouver un refuge, et comme toujours, apporter de la distraction à ce monde gris et lugubre. C'était comme si elle se faufilait entre les gouttes de pluie qui devenaient de plus en plus nombreuses, s'abattant comme un fléau léger sur les étudiants qui pourtant étaient si heureux de sortir de l'enceinte de l'établissement. Et pourtant, ses cheveux foncés commençaient à devenir lourds de cette pluie qui pourtant était auparavant si fine. A présent, c'était presque un torrent d'eau qui s'écoulait sur les passants, ne leur laissant guère autre choix que celui de trouver le plus vite possible un abri.
Pour le trio, l'abri qu'ils cherchaient, le toit tant désiré devrait aussi abriter de la nourriture. Alors que choisir ? Cloée hésita longuement, sautant comme une puce de perron en perron, jetant de temps en temps un regard interrogateur au couple qui la regardait d'un air amusé. On aurait dit une gamine impatiente qui attendait l'avis de ses parents. En fin de compte, ça ne devait pas en être bien éloigné, car le couple semblait amusé de voir Cloée s'agitant ainsi, la brunette se confiant à lui comme elle aurait pu le faire à ses parents. Mais il faut dire que cette comparaison reste pour le moins absurde car bien entendu, Cloée était de la même génération que ses amis. Et puis, ils étaient encore tous étudiants à Wingardium Leviosa! Nul ne savait ce que leur réservaient l'avenir et le destin.
Au bout de quelques pas légers et sautillants de bonne humeur, Cloée vit - et entendit - ses deux amis se décider enfin à bouger, et laissant tomber le perron de la ménagerie sur lequel elle avait attéri, elle prit la suite de son couple d'amis, le pas toujours aussi léger et son sourire légendaire sur ses lèvres, en hurlant à tue tête un "J'arriiiiiive" qui fit se retourner plusieurs élèves déja blasés par la pluie. Puis elle lança quelques conneries en l'air, sans vraiment faire gaffe à ce qu'elle sortait, avant de chantonner un air improvisé pour donner un rythme à ses petits pas qui se transformèrent vite en pas de danse - eh non, ce n'était pas la pluie qui allait l'empêcher de céder à ses envies de folie. Elle tournoya une fois sur elle-même avant de passer le pas de la porte de leur abri, ses cheveux mouillés laissant dégouliner une marre d'eau qui trouva refuge sur le miteux sol du Chaudron Baveur. Elle eut un regard amusé à cette vue, puis releva la tete. Ce n'était pas l'endroit le mieux fréquenté du coin, mais au moins, c'était pas l'apocalypse dedans. Ou du moins, pas celle selon laquelle les élèves se poussaient, presque sans pitié, pour pénétrer à l'intérieur de l'endroit qui leur offrirait l'accalmie et le confort dont ils avaient besoin en ces heures de déjeuner.
Elle essuya finalement ses pieds sur le vieux paillasson qui avait trouvé sa place à l'entrée, puis salua à son tour poliment le vieil homme qui les accueillit. Elle regarda plus ou moins discrètement autour d'elle alors qu'Eden ne se laissait pas démonter et demandait une table. Elle qui d'habitude n'avait peur de rien, se vit plutôt rapidement mal à l'aise face aux regards que les autres clients leur lançaient. Les hommes et elle, ça n'avait jamais vraiment fait bon ménage, depuis cet "incident". Le regard que leur lançaient les clients lui rappellait celui que ces deux hommes ivres avaient posé sur elle, alors c'est tout naturellement qu'elle baissa le regard vers ses pieds, suivant le vieil homme, Eden et Gwen, vers une table plus au calme. Finalement, le patron les fit s'assoir et Cloée releva la tête vers ses amis, mais capta aussitôt le regard des deux nains qui ne pouvaient s'empêcher de reluquer Gwen et elle. Elle jeta un regard inquiet à ses amis et entreprit de se lever pour aller faire les choses au point, mais se retint, de peur de gâcher la bonne ambiance de la journée. Mais assise sur son siège, il était impossible de voir que la brunette ne mourait pas d'envie d'aller enfin tenir tête au sexe opposé, comme elle n'avait pas su le faire avec ces deux inconnus du banc.
La patron les laissa s'installer, leur laissant le menu, plus ou moins récent, retournant derrière son bar, alors que les yeux étaient toujours posés sur eux. La brunette chercha quelque chose à dire, à faire pour se distraire et retourner dans ce beau monde qu'ils s'étaient créé avec Gwen et Eden, mais n'y parvint pas. Elle fusilla du regard les deux nains si peu discrets, et regarda Gwen, prête à lui faire la conversation sur la robe originale sur laquelle elle avait flashé devant l'avant-dernière vitrine, puis jeta un œil Eden comme s'il était la protection qu'elle était rassurée d'avoir, mais trépignait sur son siège, prête à aller voir les deux nains et les cogner avec ses petits poings si nécessaire.
" Elle était vraiment belle cette robe, quoi que peut-être pas assez originale pour moi, jsais pas ... et elle était chère... ". Elle fit une pause, tentant tant bien que mal d'oublier ceux qui les regardaient, et continua, essayant de cacher sa gêne :" Et ... sinon, toi, t'as flashé sur quelque chose alors ? "
[Désolée pour le manque de paroles ^^]
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Sujet: Re: Oh, it's raining today. Where's my umbrella..? Dim 27 Sep - 2:55
Ah, la pluie londonienne... Celle qui fait son apparition en quelques minutes seulement et vous fait frissoner en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Oui, eh bien, cette pluie là, ils y avaient le droit ce jour là. Tout comme les autres étudiants de l'école. Tout comme les commerçants de la rue. En réalité, tout comme tout Londres. Les étudiants de Wingardium Leviosa profitaient de leur première sortie de l'année au chemin de traverse... sous la pluie. Le charme des villes à l'anglaise. Purement anglaise et plus spécifiquement des Cornouailles, Gwendolyn en avait parfaitement l'habitude, mais il n'était jamais agréable de rester dehors sous une trombe d'eau pareille. Et comme par hasard, aucun parapluie n'avait trouvé de place dans les affaires d'aucun des trois étudiants. Dommage. La pluie avait commencé fine, mais maintenant elle se faisait glaçante et plus violente. Elle s'était abbatue en quelques minutes seulement et dès les premières gouttes, la foule avait pris le réflexe de s'abriter. Le trio ne faisait pas exception à la règle. C'était une Cloée toute enjouée qui s'était éloignée du couple pour trouver un lieu digne de les abriter. Et c'était un doux baiser qu'Eden venait de déposer sur le front de Gwendolyn.
« Arg... J'suis pas sûr que mon estomac apprécie franchement le Miam-hibou... » « Tu es bien difficile », rétorqua la jeune femme avec un sourire amusé en coin, « sachant qu'un hibou se nourrit surtout de p'tits rongeurs, j'suis sûre qu'y'aurait de quoi faire un repas rempli de protéines. »
Gwendolyn finit par pouffer de rire comme une enfant, alors que Cloée gambadait toujours plus loin. Le couple marchait en direction de cette dernière, qui semblait ne jamais se laisser démonter. Ni par une pluie battante, ni par sa culpabilité dans le trouble d'un calme samedi matin en amoureux -soit dit en passant. Finalement, Eden arrêta son choix sur le Chaudron Baveur et siffla la brune pour que chacun fasse une ligne droite et directe jusqu'à l'auberge. Heureusement qu'il était moins indécis que les deux jeunes femmes, sinon, il y aurait sans aucun doute eu trois cas de pneumonie à l'infirmerie de Wingardium Leviosa. La Poufsouffle rit alors que plusieurs passants s'étaient retournés à la réponse qu'avait hurlé la brunette dans leur direction. Cloée, si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer...
Quelques instants plus tard, c'est donc serrée contre son amoureux et accompagnée de son amie que la blonde rentra dans la salle. Salle dont on se laissait assez rapidement submerger par l'ambiance qui y régnait. Après avoir poliment salué le patron qui les accueillait, alors qu'elle s'essuyait les pieds, Gwendolyn fut saisie par l'étrangeté qui servait de paillasson à l'auberge. Elle la fixa quelques secondes, intriguée, alors qu'Eden demandait courageusement une table au vieil homme. D'autres ne semblaient pas assez courageux pour rester, mais après tout, le Chaudon Baveur restait un lieu mythique et incontournable auquel le couple avait pris quelques habitudes ce dernier été. Cette auberge pouvait paraître glauque ou lugubre, mais -et je ne vous dirais pas que ce n'est pas le cas- il n'y avait pas grand chose à craindre quand on savait se défendre un minimum. Les habitués n'étaient de ceux qui se rendaient quotidiennement à l'allée des embrumes, mais plutôt du genre perdus et à la recherche d'un peu de boisson. Peu importe. Le trio suivit le patron qui les dirigea vers une table isolée, ce qui n'était pas pour mécontenter la jeune femme, qui, sentait les doigts de son petit ami serrer un peu plus fort les siens, avait suivit son regard pour finalement laisser ses yeux bleux se poser sur des hommes accoudés au bar. Qui les regardaient peut-être avec un peu trop d'insistance. Sur le moment, Gwendolyn ne dit rien, espérant que dans quelques instants, ils porteraient à nouveau leur attention sur leurs chopes. Elle s'assit donc et prit poliment le vieux menu que le vieil homme lui tendait. Muette depuis qu'elle était entrée, elle observait ceux qui les regardaient encore -tout sauf discrètement, au passage. Elle ouvrit le menu, décidée à le parcourir du regard, mais celui-ci ne semblait pas du même avis. Ses yeux fixaient toujours ces deux hommes.
« Elle était vraiment belle cette robe, quoi que peut-être pas assez originale pour moi, jsais pas ... et elle était chère... » Sans sourciller, Gwendolyn acquiéça d'un « hmm » assez vague, observant une autre partie de la salle, plus ou moins cachée derrière son menu. « Et ... sinon, toi, t'as flashé sur quelque chose alors ? » « Putain mais c'est pas possible ça ... ! Hey les deux demi-portions là-bas ! » dit-elle, haussant le ton de manière à ce qu'ils puissent l'entendre de là où ils étaient. En parlant, elle avait brusquement baissé son menu avec une coordination déconcertante.
Oui, parce que je pense que vous l'aurez compris, Gwendolyn a deux facettes. Elle peut-être la gentillesse incarnée ou une réelle diablesse. Ses amis et Eden n'avaient presque exclusivement le droit qu'à sa facette angélique et heureuse, à ses rires et à ses sourires. Mais il était beaucoup plus facile de s'attirer ses foudres. Ses connaissances pouvaient en témoigner, puisque, sans raison, elle pouvait mettre en marche son mode de garde incarnée. Donc je vous laisse imaginer ce à quoi auraient le droit ces deux hommes si elle avait bel et bien réussi à attirer leur attention avec sa spontanéité légendaire.
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Sujet: Re: Oh, it's raining today. Where's my umbrella..? Lun 2 Nov - 23:21
Ils n'auraient pas du entrer dans cette auberge. Ce n'était pas un endroit pour des femmes de la classe de ses deux amies, et même si la pluie les avait forcé à ne pas faire les difficiles, finalement, ils étaient bien mieux avant que ça n'se gâte. Bien mieux dehors ! Oui, sous la pluie, dans les rires et dans les phrases anodines et taquines, entourés de gaminerie et de... Flaques boueuses, certes. Mais au moins, même sur-trempés et enrhumés, ils n'auraient pas été confinés par cette ambiance pesante et électrique. Non, car tout à l'heure, tout semblait si simple...
« Tu es bien difficile, sachant qu'un hibou se nourrit surtout de p'tits rongeurs, j'suis sûre qu'y'aurait de quoi faire un repas rempli de protéines. » Avait lancé Gwen, lançant une idée saugrenue digne de Cloée : aller déjeuner dans une animalerie - et ils auraient peut être dûs s'en contenter, finalement. « Je préfère encore te manger... » Avait-il répondu, un sourire équivoque en coin, avant qu'elle ne lui tire la langue.
Mais cette Gwen avait laissé place à l'autre, en une seconde, Dark Gwen avait pris le pas sur sa douce petite amie, laissant place à une Gwen plus sauvage, et à la langue fourchue aiguisée. Car oui, Gwen était telle une grenade. Et présentement... Une grenade dégoupillée. D'une seconde à l'autre, elle avait basculé, et comme un con, il n'avait rien vu ni senti venir, trop occupé à observer en coin en tordant ses mains entre elles ces foutus clients qui mataient ses femmes. Possessif, lui ? Oui, c'était indéniable et cette jalousie s'était avouée des plus aveuglante, pour le coup. C'est pourquoi, il eut un sursaut lorsque cette phrase assassine fendit l'air, des mots cassants s'échappant de ces lèvres satinées qui d'ordinaire n'étaient que mélodie à son oreille.
« Elle était vraiment belle cette robe, quoi que peut-être pas assez originale pour moi, jsais pas ... et elle était chère... » Racontait Cloée, alors que ne se sentant pas concerné, il se mordait la lèvre en s'éventant avec son menu. « Et ... sinon, toi, t'as flashé sur quelque chose alors ? » Continua-t-elle sans qu'il ne détache ses pensées de son objectif : partir d'ici, même s'ils étaient venus de son initiative et que cela allait paraître chiant aux filles. Mais comment leur dire..? « Putain mais c'est pas possible ça ... ! Hey les deux demi-portions là-bas ! » Chicana sa blonde alors que brusquement, il leva les yeux vers elle en heurtant un de ses genoux sous la table.
L'instant aurait presque pu être comique, si les dîtes demi-portions n'avaient pas instantanément braqué sur eux les yeux perçants. Leurs chopes de Bièraubeurre reposées lourdement sur la table, leurs regards en disaient long sur leur sens de l'humour apparemment sous développés, et le silence grinçant qui s'était emparé de la salle n'aidait en rien. Même le patron s'était arrêté en plein mouvement, muet, son bras immobilisé soutenant un chope, l'autre main laissant pendre un torchon crasseux. Tout le monde - et Gwen la première - savait pourtant que les nains ont la réputation d'être des créatures irritables et querelleuses, et que malgré leur petite taille, ils sont dotés de poings d'acier et peuvent s'avérer vifs et mesquins. Pire que des trolls, oui ! Bon, pas que des harpies en colère, en effet, fallait bien trouver un peu de positif à tout ça, mais ceux ci restaient des créatures à ne surtout pas provoquer. Et... Pour le coup, c'était légèrement raté pour la délicatesse.
« C't'à nous qu'elle parle, Alabrin ? Lança le premier en tapant dans les côtes de son accolyte. « J'en m'ttrais ma hache au clou, Thor. » Répondit l'autre en faisait racler ses ongles bien plus longs que de raison dans un grincement sinistre contre le dossier de sa chaise.
Je ne sais si son déglutissement passa inaperçu, toujours est-il qu'il lui parut extrêmement bruyant, et que se plaçant en position défensive devant Gwen et Cloée, il n'avait qu'une idée en tête : tempérer. Calmer le jeu. Ou se farcir du nain... Mais sérieusement, quand il pouvait éviter les ennuis, il était loin de cracher sur une armistice à l'amiable. Surtout que si l'une d'elles venaient à être blessées, jamais il ne se le pardonnerait.
« C'est vrai qu'on ne peut nier que vous semblez être les seules demi-portions ici, mais même si c'est difficile à croire, ce n'est pas à vous qu'elle s'adressait réellement... » Commença-t-il, s'embourbant, alors qu'un grognement sceptique de ses "adversaires" lui parvint. Dans un soupir, il lâcha prestement la première excuse qui lui vint à l'esprit... « Elle est schizophrène, en fait... » Grimaça-t-il d'emblée.
Cette fois-ci, le mécontentement s'éleva de son propre camp... Et Eden rentra sa tête dans ses épaules.
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Sujet: Re: Oh, it's raining today. Where's my umbrella..? Ven 6 Nov - 16:51
Cloée avait donc commencé à parler à Gwen, essayant de cacher la gêne qu'elle ressentait sous le poids des regards des deux nains, tentant de garder son calme et de combattre ses pensées effrayemment effrayantes. Si elle se sentait rassurée par la simple présence de ses deux mais, elle n'en était pas moins inquiète de voir en ces deux nains les deux hommes bourrés qui avaient transformé la vie de la brunette encore innocente qu'elle était autrefois. Et elle reconnaissait dans les yeux des deux nains une partie des regards de ces deux hommes bourrés. Au moins, eux ne semblaient pas encore l'être. Mais ils étaient des nains. Les nains avaient un fort caractère. Et contrairement aux deux hommes d'il y avait des années, ceux-là savaient vraisemblablement se servir de la magie. Alors, devait-elle être rassurée par la présence de son couple d'amis, ou inquiète de par la présence de ces regards insistants posés sur les deux étudiantes ?
Elle décida de ne plus y penser, se focalisant sur ses amis, en particulier sur la belle blonde, entamant la conversation avec elle sans vraiment parvenir à réellement penser à ce dont elle parlait. Elle parait dans des discussions de fringues, trépignant, mal à l'aise sur sa chaise, lorsque finalement, elle entendit Gwen qui se lanca avant elle.
"Putain mais c'est pas possible ça ... ! Hey les deux demi-portions là-bas ! "
Oui, c'était bel et bien l'autre côté de Gwen qui ressortait. La Gwen en colère, la Gwen prête à se défendre et montrer de quel bois elle se chauffait, comme on dit. Oui, Gwen n'était pas que cette étudiante calme et au sourire malicieux, elle était bien plus. Cela se remarquait dans le ton de sa voix. Cloée l'avait compris, Gwen ne se laisserait pas faire. Aussitôt, les idées de robes et autres souvenirs de la matinée à faire du lèche-vitrine sortirent de l'esprit de Cloée, qui se retourna sur les deux nains.
" C't'à nous qu'elle parle, Alabrin ? " " J'en m'ttrais ma hache au clou, Thor. "
Cloée serra les dents, prête à même se lever pour prendre la défense de son amie. Mais Eden la devança ... ce qui n'eut pour seule réaction de bel et bien révéler le tempérament de feu de la brunette. Elle se retourna sur son ami avec un regard déconcerté :
" Non, elle est pas schizo, et moi non plus!" Elle se mit sur ses deux jambes, prête à s'approcher des deux nains. "Pour une fois que vous croisez des clients normaux, vous voulez les faire fuir ou quoi ? Vous avez un problème ? Vous voulez notre photo ? Ou vous cherchez les ennuis ? Parce que vous les avez trouvés! C'est pas parce qu'on est des pauvres étudiants qu'on va se laisser faire!" s'énerva-t-elle, prenant à peine garde au regard rageur des deux nains.
Prête à bondir sur ses interlocuteurs, elle se retint en sentant un frisson la parcourir. Si il y avait bien des personnes dont elle avait du mal à se défendre, c'était les hommes qui avaient ce regard. Toujours prêts à admirer une jeune fille, presque comme s'il s'agissait de choses ou de jouets. Or Cloée avait eu cette expérience qui l'avait anéantie et transformée. Comment rester insensible à ces regards après une telle épreuve? Elle aurait pu être flattée, en jouer ... mais ce n'était pas le cas. Cloée, à presque une vingtaine d'années, restait la petite brune du banc, cette nuit-là, à Londres ... Une partie d'elle-même était restée là-bas, malgré ses efforts pour faire comme toutes les jeunes filles de son âge. Avoir un petit-ami, pour elle, ça n'était même plus dans ses plus beaux rêves. Ses expériences avaient été mauvaises, ils avaient voulu aller trop loin. Elle se demandait même parfois si elle finirait vieille fille, comme dans ces clichés moldus. Mais à chaque fois qu'elle avait ces pensées, elle voyait le contour d'un visage se dessiner dans son esprit... celui, qui peut-être, pouvait lui donner à nouveau confiance en cette partie de la vie que jusqque là semblait vouée à l'échec pour la brunette.
Mais peu importait ses espoirs qui, de toute façon, semblaient vains. Car à ce moment-là, tout ce qu'elle voyait, c'était les regards rageurs des deux nains, et sentait ceux de ses amis dans son dos ... Se rassoir ? Non. Elle aurait préféré fuir en courant, loin de ce danger potentiel, mais se ravisa. Il fallait qu'elle se prenne en main. Elle n'avait pas décidé de devenir la Cloée que tout le monde connaissait pour tout d'un coup, laisser tomber le masque en public. Elle était Cloée la dégénérée, et ça lui allait bien comme ça. A quoi bon s'enfermer dans une réalité qui nous effraie quand on a gouté au pouvoir des rêves et de la liberté ?
[ Désolée pour ce piètre message =/ je ferai mieux la prochaine fois =$ ]
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Sujet: Re: Oh, it's raining today. Where's my umbrella..? Sam 7 Nov - 23:22
Un caractère de feu, oui, voilà ce qui pouvait caractériser Gwen. Une petite blonde au visage enfantin qui pouvait se transformer en furie déchainée. Présentée comme ça, la demoiselle pouvait apparaître atteinte de troubles de la personnalité, mais il se trouvait qu'en fait, c'était son caractère, tel quel. Elle n'était pas une fille qui s'entendait facilement avec les gens, parce qu'elle pouvait être sèche, froide, distante voire méchante avec ceux qui ne comptaient pas pour elle. L'inverse n'était pas à exclure, mais cette douce et rigolote Gwen qui avait passé la matinée avec les deux personnes les plus importantes à ses yeux avait était bien souvent exclusive à quelques personnes. Alors inutile de préciser que lorsqu'elle avait vu le regard de deux nains posé sur le petit groupe, elle avait serré les dents. Ne pas créer d'esclandre, ne pas créer d'esclandre... Elle avait essayé de penser à autre chose, parce qu'il était bien connu que les nains n'ont pas réellement et exactement la même réputation que les bisounours. Mais rien n'y faisait... Elle bouillonait, et malgré les efforts que semblait faire Cloée de son côté, la blonde n'avait pas réussi à se focaliser sur le contenu des vitrines qu'ils avaient admirés le matin-même -ils, ou elles plutôt... puisqu'Eden, avec sa patience extraordinaire, les avait laissées pousser des exclamations admiratives ou désapprobatrices sans se plaindre une seule fois.
Toujours était-il qu'en cet instant, les choses venaient de s'envenimer à la vitesse de l'éclair. Le silence s'était fait dans la salle, et on entendait même la lourde pluie qui tombait à l'extérieur. Regretter ses paroles? Jamais. Ou peut-être, s'il devait arriver quelque chose à Eden ou à Cloée. Mais voilà, là, maintenant, elle n'y pensait vraiment pas. Trop impulsive. Trop têtue aussi pour ne pas retenir une exclamation réprobatrice lorsqu'Eden, s'étant placé devant elles, avait affirmé avec plus ou moins de conviction que ce n'était pas à eux qu'elle s'adressait, et, mieux encore, qu'elle était schyzophrène. L'espace de deux secondes de lucidité, quelques pensées sencées avait traversé son esprit. La réaction d'Eden en ce moment était sans doute la plus sage. Sans doute fallait-il mieux éviter d'en rajouter encore et que... Pensée terminée. Côté impulsif de retour, et elle continuait de fixer les deux nains alors que Cloée, à son tour, s'était levée, et avait attaqué verbalement les deux nains. La Poufsouffle n'était guère étonnée de la réaction de sa collègue et meilleure amie, pour la bonne et simple raison qu'elles avaient ce même côté tranchant; c'était peut-être aussi ça qui les avait rapproché si vite, en plus de leurs secrets partagés, de cette confiance qui s'était installée. Mais revenons à nos moutons. Elle s'était levée en même temps qu'Eden, quand elle avait entendu les grognements des nains, et avait regardé son homme tenter d'esquiver l'amabilité légendaire des nains. Tandis qu'elle laissait échapper un « ehh! » frustré, Cloée avait répliqué à son tour. Gwen s'était alors rapprochée des deux bruns et avait carressé le bras d'Eden avec une tendresse étonnante pour l'instant. Elle fixait les deux nains avec un regard incendiaire. L'un d'eux se décida donc à descendre de sa haute chaise de bar, le dénommé Thor, si Gwendolyn avait bien suivi leur bref échange.
« Manquent pas de toupet les gamins maintenant. »
Il fit quelques pas vers le trio, le regard menaçant. Son compatriote, au bar, regardait la scène en engloutissant plusieurs gorgées de bièreaubeurre d'un trait, avant de reposer sa chope dans un bruit qui suprit ceux qui assistaient à la scène, puisque les regards étaient plutôt rivés sur les autres protagonistes.
« Alabrin, 'rête un peu d'boire, on a des têtes brûlées qui cherchent des noises là. »
Gwen ne put s'empêcher de hausser un sourcil, amusée. Quelle organisation avaient les nains... obligés de se faire décrocher de leur chope de bièrraubeurre par un des leurs. Un serveur, jusque là figé près d'une table, entre celle du trio et le bar, se risqua à reprendre son service. On entendit donc ses bruits de pas alors que le dit Alabrin descendait lourdement, à son tour, de sa chaise. Quelques clients commencèrent à chuchoter. Bientôt, ce serait simplement une affaire entre eux cinq, mais qui sait où celà pouvait bien les mener? En réalité, Gwen ne le savait pas, et, à part lors de ces quelques instants de lucidité décrits auparavant, elle ne se posait pas du tout la question. Elle était un brin fonceuse et, il fallait bien l'admettre, à l'instar de ce midi, celui lui causait parfois quelques problèmes. Elle n'avait rien souhaité de particulier lorsqu'elle avait brusquement baissé son menu et interpellé les deux nains. Non, elle n'attendait pas d'excuses d'une quelconque sorte -et ce n'était pas plus mal, sinon, ils n'étaient pas sortis de l'auberge... aha, l'auberge, c'est le cas de le dire ! bref, passons-, mais peut-être une marque de respect ou quoi que ce soit de ce style là. Et là, comme ça, comment leur dire que... elles ne supportaient de se faire reluquer par des nains miteux dans une auberge miteuse? Le dernier détail, si elles se permettaient de dire une chose pareille, serait probablement à éviter s'ils comptaient sortir de la taverne -légèrement glauque, il fallait bien l'admettre- entiers et vivants. Etait-ce vraiment la première fois que les deux compères se retrouvaient dans une situation pareille? Bon, déjà, visiblement, ils ne voyaient pas beaucoup de demoiselles. Mais peut-être encore moins avec un caractère pareil...? Oui, elles avaient sans doute un trop fort caractère, et Eden regrettait probablement énormément d'être entré ici, et encore plus de ne pas avoir réussi à les retenir, et, à défaut, d'avoir pû arranger les choses à l'amiable.
Il y avait deux possibilités : soit ils rieraient de cette scène quelques temps plus tard, soit ils éviteraient le sujet comme la peste. Ils n'avaient plus qu'à prier pour une intervention divine d'une quelconque sorte : l'arrivée d'un joueur mondialement connu de quidditch serait interessante. S'ils étaient tombés sur des nains sortant quelque peu des stéréotypes, ce serait idéal. Et même si Gwen ne s'en rendait pas compte dans l'instant, et elle y réfléchirait plus tard, il faudrait vraiment, vraiment, qu'elle s'entraine à la boucler. Pour le bien de tous.
« Visiblement, les noises on les a déjà trouvées, mais j'suis pas sûre que le problème vienne de nous! » répliqua-t-elle, cinglante, avant de grommeler plus bas : « C'est eux qu'ont commencé. »
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Sujet: Re: Oh, it's raining today. Where's my umbrella..? Sam 14 Nov - 15:31
D'accord, il avait voulu arranger à la situation dans le calme et en utilisant des moyens détournés, assez lâchement, oui, il n'avait aucune honte à l'admettre. Il avait choisi la solution la plus sûre pour éviter les débordements, mais cela ne voulait pas dire qu'il n'avait pas déjà pensé à d'autres manières moins catholiques de l'emporter. C'est juste que ses idées n'étaient pas très au point. Sinon, évidemment qu'il avait bien plusieurs plans en apparence super cool et à la fois super foireux à proposer, mais tout bien réfléchi, cela risquait fort de solder par plus d'embrouilles que ce que cela allait en régler. Regardez, par exemple : attraper la salière et la poivrière, les décapuchonner, aveugler ces saletés en leur jetant au visage - tout en leur éclatant les yeux et leur faisant pleurer leurs mères - puis profiter de l'occasion pour détaler à toutes jambes ! D'un certain point de vue, cela pouvait semblait un plan correct, et même assez osé, et drôle, aussi, fallait bien l'avouer. Mais la suite du programme s'avérait nettement moins hilarante, genre, à partir du moment où leurs trois têtes se retrouvaient placardées dans toutes les rues sorcières de la capitale avec une prime en dessous versée au premier qui leur ferait la peau... Résultat des courses : Ils auraient bien échappé à deux nains emmerdeurs, oui, mais se seraient récupérés un Wanted aux trousses et tous les chasseurs de têtes peu scrupuleux sur le dos ! Alors, il est toujours aussi génial, mon plan ? Non..? Sans blagueeeee. Enfin, de toute façon, à présent, la manière douce était derrière eux. Ce qui n'était pas vraiment une bonne chose, non. Mais en toute bonne foi, ce n'était pas sa première bagarre, loiiiiin de là, et il était prêt à envoyer quelques crochets dans le tas si nécessaire ! Et vu comment la discussion tournait, peut être qu'il aurait effectivement bien fait de commencer à s'échauffer...
« Ehh! » « Non, elle est pas schizo, et moi non plus! » « Baaah ouais, j'sais... J'rien trouvé d'mieux, voilà tout. » Glissa-t-il entre ses dents en jetant à Gwen un regard penaud.
Trop occupée à se justifier et à s'assurer que sa petite amie lui pardonnait cet échange maladroit, lui caressant affectueusement le bras, il ne fit pas attention à Clo qui se levait et s'avançait, provocante et pas décidée à s'écraser, vers les deux nains moqueurs. Lorsqu'il se retourna, elle avait déjà pris les devants :
« Pour une fois que vous croisez des clients normaux, vous voulez les faire fuir ou quoi ? Vous avez un problème ? Vous voulez notre photo ? Ou vous cherchez les ennuis ? Parce que vous les avez trouvés! C'est pas parce qu'on est des pauvres étudiants qu'on va se laisser faire ! »
« Manquent pas de toupet les gamins maintenant. » Ricana le nain en s'avançant vers Cloée, alors qu'Eden sentit les premières sueurs froides et l'adrénaline affluer. « Alabrin, 'rête un peu d'boire, on a des têtes brûlées qui cherchent des noises là. » « Visiblement, les noises on les a déjà trouvées, mais j'suis pas sûre que le problème vienne de nous ! » Muet comme une tombe, le visage inexpressif, Eden passait bien pour une femmelette à l'instant précis à côté de ces deux braises incandescentes qui assénaient remarques cyniques sur remarques caustiques. Les deux nains étaient debout face à eux, Gwen à ses côtés, Cloée juste devant, et un échange de regards incendiaires se jouaient dans le bar qui reprenait petit à petit vie. Seul son regard ne s'enflammait pas, non, ses pupilles à lui vacillaient. Elles ne tremblaient pas, elles oscillaient entre deux points. Sagesse, déraison. Fuite, conflit. Car il était agacé par ce petit jeu et n'avait pas l'intention de laisser ses nanas se faire déshabiller du regard plus longtemps, tout ceci avait assez duré. Mais au fond de lui, une petite flamme d'incertitude et d'inquiétude avait pointé. En prenant la main de Gwen, dès le premier jour, Eden avait fait une promesse silencieuse au monde : la protéger. Et le danger était palpable, à cet instant, tout comme sa haine pour ceux qui oseraient ne serait-ce que penser une demi-seconde à faire du mal à ses nanas. Un frisson, partagé entre appréhension et excitation, parcourut son échine : Dark Eden en avait marre de dormir.
« C'est eux qu'ont commencé. » Grommela sa si chère, alors que le brasier d'animosité déjà présent dans l'air s'étendit jusqu'à lui, jusque là épargné. « Je sais. » Posa-t-il, glacial, en relevant son regard d'une froideur polaire vers les deux indésirables. « Maintenant, ça suffit. Restons en là, gardez vos nez au fond de vos chopes et fichez nous la paix. Cet avertissement sera l'unique. » Prévint-il, ses paroles se faisant de plus en plus menaçantes, et son ton acide.
Eden, pensant avoir conclu l'affaire en surplombant de ses menaces ces sales créatures de ses presque 2m, sourit à ses deux amies. Il allait retourner s'asseoir lorsqu'un ricanement malpropre s'éleva dans son dos. Les paroles obscènes qui suivirent contractèrent instantanément tous ses muscles, de ses mâchoires serrées à son dos tendus, et ce jusqu'à ses phalanges devenues blanchâtres.
« Allez, mec, t'en as deux pour toi tout seul, tu peux bien partager ! Avec une, y'a déjà de quoi bien s'amuser, hein... ? »
Lança l'autre nain jusque là silencieux en rigolant grassement avec son acolyte. Ses blanches phalanges ne le restèrent pas longtemps. Ni une ni deux, il avait fait volte face et son poing s'était écrasé dans la face on ne peut plus surprise du nain crasseux qui atterrit contre le comptoir. Oh oui, la manière douce était décidément trèèès loin derrière eux...
« Non, désolé, je suis très possessif. »
Cracha-t-il avec hargne, quasi aveuglé par son dégoût, avant de recevoir un coup inattendu dans les côtes.